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Questions numériques 2016-2017
La puissance transformatrice
de la petite échelle

L'envoi de troupes et les méthodes de combat traditionnelles ont fait la preuve de leur incapacité à juguler le terrorisme Jihadiste et plus largement, de leur inefficacité dans les conflits asymétriques. Même l'inflexion des stratégies militaires - “light footprint strategy” ou autonomisation des groupes de combattants de l'armée américaine sur le terrain - n'ont pas suffi à assurer la victoire ni même le statu quo.
L'agilité s'impose d'autant plus que la logique de guerre actuelle est onéreuse et de moins en moins acceptée par les populations occidentales comme moyen-orientales.
Elle s'impose également de façon structurelle puisque les événements terroristes sont par essence imprévisibles, de plus en plus “agiles” (l’initiative individuelle est encouragée), et qu’après un acte terroriste, se pose la question du rebond, de la résilience du tissu social et bien sûr, de la réaction (politique, médiatique, policière, militaire…).
La principale réponse que nous avons choisie est de mener la guerre sur d'autres fronts : le sens et l'idéologie. Les djihadistes sont portés par une idéologie forte, un imaginaire et des symboles violents mais puissants (succès militaires, décapitations, martyrs...) Il convient de retrouver le sens de l'action, pas seulement celui de la réaction.
A noter, en conclusion qu'il a sans doute existé une certaine agilité dans la réponse à Daesh (armer les populations kurdes, tendre la main à l'Iran, peut-être faire chuter le prix du pétrole...) les échecs et les leçons tirées de ces initiatives menées n'ont pas été portés à la connaissance du public.
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