>> Édition en cours <<
Questions numériques 2016-2017
La puissance transformatrice
de la petite échelle

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Titre (Le sujet de la controverse) |
La co-production de service public ou le design de service favorisent-ils le désengagement de l'État ? |
| Description (Les principales positions, les enjeux) |
"Avant de répondre à la question, essayons de la reformuler. Pour cela, il y a deux variables importantes à considérer : La définition de l'action publique que l'on prend, et la culture sociale du pays considéré.
Si on considère ici l'action publique comme une action au service de l'intérêt général réalisée par l’État, les collectivités territoriales et les délégataires de service public, alors "le retrait général de l'action publique" signifie : diminution du nombre de missions d'intérêt général portées par l’État, les collectivités territoriales et les délégataires de service public.
- augmentation du nombre de missions de service public réalisées par les acteurs privés (associations ou entreprises) sous commande de l’État, ou - disparition complète du service public (direct ou par délégation) de certains aspects de la vie sociale pour être remplacé (ou pas) par l'initiative privée. C'est là que la culture sociale rentre en jeu. Si on s'intéresse aux pays d’Amérique du Nord (la réalité est plus nuancée pour l'Angleterre) où la vie communautaire est très valorisée, l'augmentation du nombre de missions de service public réalisées par les acteurs privés sous commande de l’État ne pose a priori pas de problème idéologique. La disparition complète du service public, si elle est remplacée par l'initiative privée, ne pose pas non plus de problème, a priori. Cependant, cette deuxième hypothèse pose doit être vue avec méfiance car la réalité montre que les acteurs privés ne sont pas nécessairement capables de remplacer l'action des services publics (ce qui mène à une situation de réduction drastique de qualité ou d'abandon total).
Si on s'intéresse à la France, la vie communautaire a été historiquement mal vue au profit de l'action bienveillante de l’État. Donc idéologiquement, les deux hypothèses que recouvre la "privatisation de l'action publique" posent problème, la seconde encore plus que la première. Et le refus idéologique est conforté par le fait que l'action privée a très peu de chances, en France, d'être capable d'égaler l'action de l’État au moins en qualité.cette coproduction sert-elle à accompagner le rétrécissement du périmètre d'action de l’État (et des collectivités territoriales) et l'appropriation des "terrains d'action" laissés vides par les entreprises (soucieuses de leur profit) ?
La politique d'innovation sociale lancée en Angleterre par Tony Blair s'est produite dans un contexte de déliquescence des services publics, avec pour objectif de pallier, par l'innovation, le manque de financement des services publics. En se concentrant sur les objectifs et en partant d'une situation floue, les Anglais semblent avoir ouvert la voie à ce qui s'est passé sous le gouvernement de David Cameron, c'est à dire une récupération cynique du processus d'innovation sociale pour justifier des coupes drastiques dans le financement des services publics. |
| Acteurs (Les personnes ou organisations qui en parlent) | |
| Dates clés (Les tournants : Publication d'un papier, promulgation d'une loi, début d'une polémique) | Importance d'avoir un historique au Royaume-Uni : Blair / Innovation Sociale / Cameron / Big Society |
| Références (Les articles de presse, papiers de recherche, discours, analyses...) |
La Fonda http:/ Internet Actu, sur l'innovation sociale : http:/ Rapport "Service Public 2.0" de l'Institut de l'Entreprise : http:/ |
| Cartographie de la controverse (si elle a déjà été traitée par des étudiants) |
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