>> Édition en cours <<
Questions numériques 2016-2017
La puissance transformatrice
de la petite échelle

Début 2014, la tour que livre Jean Nouvel à la multinationale Babel, à La Défense, propose une organisation inédite (et pour beaucoup, choquante) : chaque bloc de 4 étages est alloué à une génération, selon sa date de naissance : "1949-1959" en haut, puis "1969-1979", puis "1989 et plus", et ainsi de suite. Chaque bloc est organisé et équipé d'une manière spécifique. Entre chaque bloc, un étage "intergénérationnel", celui où l'on trouve les salles de réunion, les espaces de détente, la cafétéria...
Babel et Jean Nouvel ont pris ce parti à contrecœur, mais instruits par l'expérience. Il faut se rendre à l'évidence : chaque génération a désormais ses propres cultures, technologies, méthodes, esthétiques, services, communautés... De la consommation aux sociabilités quotidiennes, même en famille, en passant par les manières d'apprendre et de travailler, il n'existe presque plus aucune référence commune. Même les grands réseaux sociaux en ligne se fragmentent, même si la "portabilité" des données facilite l'interaction entre les uns et les autres.
Dans l'entreprise, on répartit aussi les responsabilités par génération : celles qui nécessitent d'être multitâches, celles qui ont besoin d'une énergie concentrée autour d'un projet, celles qui nécessitent de penser à long terme... En revanche, c'est dans l'interaction entre les générations que l'on va chercher les idées neuves, ou encore, les valeurs les plus essentielles. En admettant la scission des générations, aurait-on finalement enrichi leur interaction ?
Quand ? Quels faits déclencheurs ?
|
Vous devez vous identifier pour ajouter un commentaire.
Veuillez vous identifier, ou .
Conception & réalisation : Facyla ~ Items International
Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8