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Questions numériques 2016-2017
La puissance transformatrice
de la petite échelle
Parce qu’il faut répondre à des enjeux énormes
De multiples questionnements, moteurs de la transition, nécessitent des pistes de réponses. Comment gérer :
Parce qu’il y a transformation de la notion même de territoire
Parce qu’il existe des incertitudes et des promesses qu’il faut explorer
Si l'on considère une transition comme une histoire, il faut qu'elle ait un début : des “faits déclencheurs” qui déstabilisent l'ordre établi.
Aujourd’hui, la croyance selon laquelle le même acteur peut “dire, faire et contrôler”, le fait que le monopole de l’intérêt général soit porté par le seul acteur public, s’effondre. Le transfert des compétences du pouvoir national aux territoires - entériné par la constitution - est particulièrement bousculé par l’arrivée d’autres acteurs. Ces acteurs sont outillés par le numérique, et disposent de nouvelles compétences - compétences hier attribuées aux territoires - qui répondent à de nouveaux usages que cela soit dans la mobilité, les équipements, la production de ressources…
Cette arrivée de nouveaux acteurs s’accompagne d’une contestation du rôle des élus, cette croyance dans la verticalité meurt donc, on ne peut plus planifier un territoire (culture, tourisme etc) avec un seul acteur. Vive l’horizontalité ?
Des acteurs plus agiles, extérieurs à l’Etat, sans lesquels il devient impossible de réaliser de nouveaux projets, sont capables de répondre à de nouveaux usages. Sous un aspect communautaire, il y a une reprise en main de certains champs attribués au territoire, au nom de certaines valeurs fortes (l’intérêt général). Cela signifie-t-il pour autant que les champs de compétences du territoire meurent ? Non, il y a complémentarité, si “on ne peut plus faire sans eux”, peut-on parler de territoire hybride ? Faut-il que les acteurs publics du territoire nouent des partenariats avec eux, pour ne pas les laisser opérer seuls ? Faut-il mettre en place de nouvelles régulations ? Comment intégrer ce nouveau jeu d’acteurs ?
Penser que l’horizontalité est déjà là, qu’il suffira de l’accompagner, est-il un leurre ? Ce nouveau jeu d’acteur n’est-il pas le révélateur d’une nouvelle forme de verticalité, où un seul acteur a la mainmise sur un champ de compétences, la différence étant qu’il s’agit d’un acteur privé et non public ? Uber, les Gafa, deviennent incontournables, constituent-ils des pseudo espaces publics ?
Mutualisation des compétences et des connaissances : les territoires et leurs administrateurs reconnaissent la multiplicité des ressources et des compétences des habitants, des usagers, des communautés, présents sur le territoire. Cette reconnaissance s’accompagne d’une intégration de ces ressources et compétences au fonctionnement du territoire (équipements, décisions etc).
Eléments caractéristiques du modèle :
Les limites :
Quelques éléments de réponse :
Pour garantir la solidarité sur ces nouveaux territoires extrêmement décentralisés, on doit offrir à ces nouveaux acteurs un vrai pouvoir d’expérimentation associé à une évaluation collective, sans leur imposer des instruments de gestion de la solidarité.
Par exemple, si on pense qu’encourager l’organisation spontanée “récolter l’eau de pluie” va diminuer les inégalités, on vérifie ensemble si c’est le cas, car certains citoyens plus proactifs que d’autres risquent d’être fortement avantagés.
Pour repérer et intégrer les compétences et expertises des nouveaux acteurs, il est nécessaire de leur fournir un espace pour les exprimer. Le numérique à son rôle à jouer pour créer cet espace. Cela peut se présenter sous la forme d’une plateforme numérique communale par exemple, qui regroupe les compétences des individus, leurs projets. Les administrateurs “officiels” du territoire, mandatés par l’Etat ou élus, peuvent s’en saisir et les mobiliser sur des points précis..
« Smart » représente ici le côté malin plutôt que la simple recherche de l’optimisation, soit une sorte de frugalité intelligente. Les territoires qui disposent de moins de ressources que les grandes agglomérations urbaines font de leurs contraintes des opportunités, pour produire autrement des solutions intelligentes. Cela repose sur des leviers technologiques (ouverture des données, etc), mais ce n’est pas abandonné totalement à l’initiative privée.
Si l’on fait la comparaison avec la « smart city », sur les grandes fonctions urbaines challengées par le numérique (mobilité, habitation etc), les territoires péri-urbains et ruraux intéressent moins les disrupteurs (Uber nécessite une certaine densité d’habitant au km2). Les territoires sont en dehors des grandes agglomérations, le territoire smart a tout intérêt à tirer les leçons du smart urbain.
Il faut donc s’appuyer sur les critiques de la « Smart City » pour en éviter les dangers au « territoire smart » :
Faits déclencheurs possibles :
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