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Blog de Innovations democraTIC

  • La semaine du 21 mai, se déroulait la semaine européenne de l'open data à Nantes, semaine co-organisée par un ensemble d'acteurs engagés dans l'open data LiberTIC, la FING, Stéréolux, ePSIplatform...

    Le jeudi 24 mai fut l'occasion d'organiser notre premier atelier de réflexion (condensée) autour de la question ouverte fin 2011 de l'appropriation des données par le plus grand nombre. Cet atelier s'inscrivait dans la lignée des réflexions initiées dans l'édito d'Internet Actu "Avons-nous besoin d'Infolabs ?"

     

     

    Restitution atelier infolab opendataweek

    View more presentations from La Fing
    Retrouvez également les autres compte-rendu de la conférence nationale du jeudi 24 mai.
    A venir : la restitution de l'atelier #2 "Avons-nous besoin d'InfoLab ?" du 15 juin.
  • Démocratie participative, concertation et Open Data

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    Par Fabienne Guibé le 21 juin 2012
    • idemocratic

    Avec Regards Citoyens  et Décider Ensemble, nous avons  animé un atelier autour de trois thématiques qui peuvent apparaître compliqués au premier abord : démocratie participative, concertation et Open Data…

    Nous savions que nous allions éveiller la curiosité mais nous nous ne rendions pas compte que nous allions susciter l’intérêt et ouvrir de nouvelles pistes de réflexion à partir d’un exemple de concertation citoyenne.

     

    image


     

    Source Décider ensemble

    A partir d’une frise représentant le processus d’un débat idéal, les participants ont pu intervenir autour de trois questions :

    1/ Où les données interviennent?

    2/ Quelles types de données?

    3/ Qui? Quel acteur peut venir partager ses données?


    La contextualisation a été nécessaire pour l’appropriation des trois thématiques. Aurélien Sautière, de l’association Décider Ensemble, a expliqué ce qu’est une concertation.

     

    image



    Nous avons travaillé à partir de deux exemples concrets Saint Nazaire en 2030 et Nantes en 2030. Il est apparu rapidement la difficulté pour les acteurs des collectivités locales de définir ce qu’est une donnée. Benjamin Ooghe-Tabanou de Regards Citoyens s’est employé à définir ce qu’est un jeu de données.

     


    Nous avons pu définir plusieurs jeux de données nécessaires à une concertation :
    1/ les données brutes sur l’objet de la concertation
    2/ les données exploitées et retranscrites pour l’animation des données publiques
    3/ les données recueillies au cours de la concertation comme à Saint Nazaire des informations ont été recueillies sur les marchés de la ville à partir de tablettes numériques


    Nous avons ainsi mis en lumière le côté itératif de la démarche, au cours d’une concertation les données s’enrichissent et doivent être relues et réinterprétées régulièrement.


    Au niveau des acteurs, il a été identifié les citoyens, les collectivités territoriales.


    Le questionnement central de cet atelier a été de quelle manière la collectivité instigatrice de la démarche restitue les données recueillies et retravaillées ayant permis l’élaboration de la décision. L’objectif de cette restitution des données à tous les acteurs est la transparence du processus de décision avec un accès aux mêmes sources d’information.


    La question est ouverte et peut-être source d’expérimentation dans le rendu du processus de la décision politique.

     

    image


    Source Décider Ensemble, modifiée à l’issue de l’atelier


     

  • Connecteur Recherche 15/06 : session "e-démocratie"

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    Par Cécile Delemarre le 12 juin 2012
    • idemocratic

    La FING organise dans le cadre du festival Futur en Seine le Connecteur Recherche. Il s'agit d'un ensemble de sessions thématiques dédiées au dialogue entre chercheurs et acteurs de terrain.

     

    logo_CR

    Le vendredi 15 juin, de 14h à 16h, dans les écuries nord du Cent-quatre (5 rue curial 75019) se tiendra une session autour de la

    "e-démocratie"

     

    L'émergence des TIC et des réseaux ont été largement présentés comme un nouveau support, voir un nouvel élan, pour la démocratie. Mais qu'en est-il réellement ? La "e-démocratie" est-elle une réalité ou une vieille lune ? Comment se traduit-elle sur le terrain ? A t-elle (vraiment) favorisé une logique plus ascendante ? Que doit-on imaginer pour la stimuler ? En quoi la recherche peut-elle, doit-elle, éclairer les politiques publiques et actions de terrain dans ces domaines ?


    Session animée par Jacques-François Marchandise (FING)

    Intervenants :

    Clémence Bedu (Cemagref / ENGEES Sciences de l’Homme et de la Sociéte)

    Romain Badouard (UTC),

    Serge Proulx (Université du Québec, Telecom ParisTech)

    Alexandre Desrousseaux (Région Nord Pas de Calais),

    Matthieu Lerondeau (Netscouade)

     

    Vous pouvez consulter le reste du programme en cliquant ici et explorer les autres thématiques traitées !

     

    Nombre de places limitées : inscription en ligne.

    logo_fens2012logo_idemocratic

  • GOVJAMPARIS 2012 : NOUVEAUX SERVICES, NOUVEAUX USAGES

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    Par Thomas Thibault le 8 juin 2012
    • idemocratic
    • design de services

    Ce 5 juin 2012 à été lancé le GovJamParis à la Mutinerie initiée par Christophe Tallec sous le thème international "INFECTIOUS CONNECTIONS".

    Cet évènement satellite monté en quelques jours, ouvert à tous et co-organisé par l'APCI ainsi qu'Utilisacteur, à été lancé à 19h15 par une conférence de lancement autour du design de services et a permis de découvrir quelques projets innovants soulevant les enjeux que doivent relever les participants :

    Federico Casalegno, "Locast"
    Léonie Ferry, "du design au collège?"
    Mickaël Jordan, "citizensUp"
    Matthew Marino, "UserStudio"
    Armel Le Coz, "Innovation par le Design"

    Ce sont donc durant deux jours, le 6 et 7 juin que différentes équipes dans 11 pays à travers le monde aux profils divers et variés ont pu innover sur le secteur du service public. Chaque membre a du apporter ses compétences et ses réponses en vue de contraintes optionnelles :

    - No written text- Collaborate
    - Co-create- Gamify
    - Everyday Life

    Découvrez le projet de l'équipe de Paris "Save & Swap" , ou comment un service public peut permettre la réappropriation de l'économie de l'eau par les usagers.

    Une démarche centrée sur l'usager qui valorise l'ouverture des données, leur facile visualisation ainsi que leur mutualisation sous la problématique de la collectivité et de l'environnement.

     Les idées fusent et le projet émerge à grands coup de Post-it à la Mutinerie

     

    Le format s'est clos par une présentation du projet suivi d'une discussion autour des enjeux du service public et de l'Open Data menée notamment par Anne-Marie Boutin présidente de l'APCI et Romain Lacombe de l'Etalab.

    Encore une fois le Govjam illustre la productivité et l'innovation que peut faire preuve une poignée de personnes en seulement 48h, appliquant ensemble une démarche de design, quelques soient les profils.

    La réussite de cette édition donnera donc lieu à une nouvelle session Govjam. Rendez-vous sur GovJam.org !

  • GovJamParis: inventer de nouveaux services

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    Par Fabienne Guibé le 1 juin 2012
    • idemocratic
    • design de services

    Nous soutenons l'initiative portée par Christophe Tallec, designer de services d'Utilisacteur, qui a décidé d'importer à Paris un concept australien, le Govjam.

    Le GovJamParis, c’est 2 jours pour innover sur les enjeux du secteur public par le design de services, une rencontre ouverte à tous qui aura lieu du 5 au 7 Juin 2012. En voici les règles.

    Les places pour le jam sont limitées à 40 participants lors des 2 jours de jam et 80 lors des conférences d’ouverture et de restitution du 5 et 7 Juin, inscrivez-vous !   

    Le GovjamParis est un évènement satellite du “GovJam 12”, un format pilote de 2 jours  pour produire des approches innovantes et des solutions en équipe pluri-disciplinaire sur les enjeux et les problématiques du service public, co-organisé par l’Agence pour la promotion de la création industrielle et Utilisacteur. 

    Le « #Govjam » est une initiative du Gouvernement Australien, Département de l’Industrie, de l’Innovation, de la Science, de la Recherche et du Secteur Tertiaire, de Protopartners, agence de design de services Australienne et de WorkPlayExperience, les personnes derrière le Global Service Jam. 

    Découvrez les premiers pays participants.

    Programme

    Le programme de cet évènement est en cours de composition, en voici la synthèse :

    - le 5 Juin a 19h15, une conférence d’introduction et l’annonce du thème du challenge sera suivie d’un premier temps de rencontre entre participants pour se constituer en équipes pluri-disciplinaires. Les premiers brainstorming pour les plus courageux se feront jusqu’à 21h00.

    - la journée du 6 juin sera consacrée à identifier les différents enjeux et retenir la problématique traitée, aller l’explorer sur le terrain et obtenir les retours des différents acteurs de cette problématique, se partager les premières méthodologies de travail design de services … Les équipes les plus rapides seront déjà prêtes pour commencer le prototypage de leurs solutions, services… En fin de journée, les scénario des solutions et/ou des nouveaux services inventés par les équipes seront discutés

    - la journée du 7 Juin sera une vraie course contre la montre où les équipes prototyperont et développeront leurs solutions et services jusqu’à 15h00, limite a laquelle où les travaux seront publiés en ligne, en Creative Commons (voir les règles) 

    Qui peut participer ?

    Tout le monde. Mais pour cet évènement pilote, 40 participants concourront sur au govjamparis, les inscriptions seront ouvertes très prochainement.

    Etudiant en Sciences Politiques, Design, spécialiste de la transformation du secteur public, administration, agence, entreprise, vous êtes les très bienvenus !

    Dans le cadre de cet évènement pilote, les conférences d’ouverture du govjam et de clôture, moment de restitution du travail des équipes, seront ouvertes à une audience de 80 participants.

    Lieu

    La Mutinerie, espace de coworking, est sponsor de la rencontre et accueille le govjam Paris en faisant bénéficier l’évènement d’un tarif préférentiel d’hébergement.

  • Atelier #2 "Avons-nous besoin d'infolabs" ? 15 juin 11h30-13h

    • Télécharger en PDF
    Par Cécile Delemarre le 1 juin 2012
    • opendata
    • idemocratic

    Atelier d’1h30 organisé dans le cadre de Futur en Seine

    Sur la "place centrale" au Cent Quatre, 5 rue Curial 75019 - Paris

    Entrée libre sur inscription.

    Poursuivons les réflexions ouvertes lors de la semaine européenne de l'Open Data !

     

     

    logo_infolab

     

    Data, jeux de données, données publiques, datachecking…Csv., Xlm., crunch, datavisualisation…

    L'univers de la donnée a forgé un grand nombre de mots qui parle aujourd'hui à un nombre restreint d'utilisateurs.

    Plus encore, en dehors des ingénieurs aguerris, des statisticiens habitués et des amateurs avertis qui peut réellement se servir des données libérées aujourd'hui ?

     

    Ceci constitue un véritable paradoxe à une époque où la donnée se fait norme, où le besoin en gestion et analyse de celle-ci est grandissant, où l'on cherche à réduire toujours plus la vieille fracture numérique… Comment faire en sorte que ce « monde de données » soit plus intelligible, par plus de monde ?

     

    Tout individu peut-être producteur, émetteur et analyste de données. Ce « déclic » doit-il passer par un mouvement de culture et de critique de la donnée et de mise à disposition d'outils et méthodes toujours plus accessibles aux utilisateurs ?

    Pourquoi ne pas imaginer des nouveaux espaces d'apprentissage favorisant la rencontre entre experts et utilisateurs désireux de s'initier à la manipulation de données ?

     

    A l'heure où se développent les "labs" de toute nature, l'Infolab peut-il être ce nouvel espace concentrant les réponses à ces besoins ?

     

     

    Nous vous invitons à partagez avec nous votre expérience de tiers-lieux, d'espace public numérique, de formateurs aux usages Internet ou tout simplement votre curiosité face au mouvement open data.

    Construisez l'Infolab de demain avec nous !

     

      logo_opendatalien_blog_innovations_democratic

     

    logo_futurenseine

  • Avons-nous besoin d'InfoLabs ?

    • Télécharger en PDF
    Par Cécile Delemarre le 15 mai 2012
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    • opendata
    • infolab
    • open data

    Grâce aux outils de prototypage rapide à commande numérique, à du matériel et du logiciel désormais facilement bricolables, demain, un grand nombre de personnes seront en mesure de concevoir et fabriquer des objets de leur choix, passant rapidement de l’idée au modèle numérique, du modèle au prototype, voire du prototype à l’objet tangible. C’est l’essence même du projet des Fab Labs (Wikipédia), ces espaces de travail, ces ateliers de fabrication ouverts et accessibles à tous.

    Mais pourquoi s’en tenir aux objets physiques et à la matière programmable ? La complexité de la matière numérique montre qu’on gagnerait certainement à étendre le concept aux données, aux statistiques, aux algorithmes… Et faire de la matière numérique un objet d’appropriation commun, comme les Fab Labs le proposent pour le monde physique.


    Le Lab “ouvert” comme modèle

    Abréviation de Fabrication Laboratory (Laboratoire de fabrication), le Fab Lab est une “plate-forme de prototypage rapide d’objets physiques, “intelligents” ou non”, rappelle Fabien Eychenne dans son Tour d’horizon des Fabs Labs publié par la Fondation internet nouvelle génération. On peut retenir comme caractéristiques principales sa nature de tiers-lieu, l’ouverture à un public large, la mise à disposition d’équipements (mais plus largement outils, méthodes et savoir-faire) et une chaine intégrée allant de la conception à la production. Le Fab Lab est ainsi un lieu physique ouvert qui invite son public à devenir acteur et à enrichir ses connaissances par l’expérimentation. Il répond aux préoccupations du mouvement DIY (Do it Yourself) qui prône le “faire” et la mise en capacité de chaque individu. La notion de “prototypage rapide” qui le caractérise désigne l’accélération des cycles d’innovation, de recherche et développement et de production, en adoptant notamment une démarche itérative.

    Le concept du Fab Lab repose ainsi sur des principes généraux tels que l’accessibilité du lieu et l’accompagnement des utilisateurs, l’échange d’expérience et le partage de compétences, l’exploration et le droit à l’erreur. Il existe une grande variété de lieux de ce type, même si ceux qui se revendiquent explicitement du mouvement Fab Lab initié par Neil Gershenfeld doivent signer une charte précise mais en même temps assez ouverte.


    Image : quelques participants de la dernière Medialab Session, 2 jours pour imaginer de nouvelles applications journalistiques depuis les données (explications sur le principe et les résultats obtenus par Philippe Couve), photographiés par Christophe Carriou.

    medialabsmasa

     

    Avec plus d’une centaine de Fab Labs dans le monde, leur relative réussite interroge. La structuration de leur organisation en réseau y est certainement pour beaucoup et se pose en modèle. D’autant qu’il faudrait ajouter à ce succès les autres formes d’espaces dédiés à la fabrication personnelle, comme les hackerspaces (Wikipédia), voire même les techshops (Wikipédia), qui en sont la forme la plus commerciale. Et ce d’autant plus que les Labs ouverts commencent à essaimer auprès d’autres communautés que celle des bricoleurs.

    On commence à voir apparaître des Bio Labs (encore appelés Bio Fab Labs ou Bio Hackerspaces). Mais on pourrait également rapprocher de ce mouvement ces espaces ouverts de travail, de projets, d’entrepreneuriat, d’innovation et de recherche qui se multiplient : les espaces de coworking (tel que ceux du réseau des cantines en France) que les laboratoires d’innovation sociale ou encore – bien qu’ils soient peu ouverts sur l’extérieur, et agissent plutôt comme des structures ressources interdisciplinaires et expérimentales – bien des Media Lab (comme celui du MIT, de Sciences Po, de Madrid ou le Nieman Lab dédié au journalisme qui sont plutôt des structures ressources-actions dédiées à la recherche…).

    Cette dynamique montre le besoin d’espaces d’interaction pour développer des projets personnels ou innovants d’une manière plus ou moins ouverte. Les modalités sont variées. Certaines structures sont très commerciales, d’autres, plutôt fermées, venant comme des supports à des communautés particulières, d’autres enfin très ouvertes au public avec une mission d’intérêt général.

    Le modèle des Fab Lab, réservé à la conception d’objets physiques, pourrait donc demain être étendu à d’autres domaines, à d’autres formes de prototypages : objets informationnels, applications, services, informations… En d’autres termes, donner naissance à de nouveaux et multiples (x)Labs : Info Labs, Services Labs, Data Labs, etc. Des Labs “ouverts” comme autant de territoires de projets, de lieux de rencontres.

     

    Pourquoi avons-nous besoin de Labs consacrés aux données ?

    A l’heure de la démultiplication des données, de la multiplication de leur mode de production (capteurs, crowdsourcing…), du type de producteurs (communautés, individus isolés, entreprises parfois modestes, collectifs organisés, initiatives publiques, etc.) et des modalités de traitements des données, nous sommes confrontés à un écosystème nouveau en profonde mutation qui appelle des dispositifs d’apprentissage, d’exploration et d’appropriation adaptés. Nous ne sommes pas confrontés seulement à une profusion des données, mais également à la complexité de l’écosystème de production et d’usage des données. Nous ne sommes pas seulement confrontés au développement des données publiques, mais à toute sorte de données que nous allons être appelés à manipuler de plus en plus : données personnelles, mesures médicales, données de consommation, données collectives… dont il va nous falloir comprendre le sens, être “formé à la critique”, comme l’explique Simon Chignard, auteur d’un récent ouvrage sur la question de l’Open Data.


    Image : La Gironde sportive, datavisualisation des données sportives de la Gironde, l’une des 12 productions réalisées par les étudiants du DataJournalisme Lab.

    Equipements SportifsGironde

    Si, donc, les Fab Labs visaient en quelque sorte à diffuser dans le monde industriel le modèle ouvert et “agile” de l’innovation numérique, il devient aujourd’hui temps de faire également le mouvement inverse, de retour vers le numérique. Pourquoi ? Parce que, face à la place de plus en plus importante que prennent aujourd’hui les données et les programmes dans la production de connaissances, de représentations, de décisions, il devient essentiel de créer les conditions d’une compréhension, d’une réappropriation, de ces donnes et de ces algorithmes.

    Le volume des données produites, extraites, captées, explose littéralement. La production de recherches, de cartes, de décisions stratégiques, de musiques à succès, de services… repose de plus en plus sur des algorithmes de plus en plus complexes et souvent opaques. Nous sommes confrontés à un écosystème nouveau en profonde mutation qui appelle des dispositifs d’apprentissage, d’exploration et d’appropriation adaptés.

    Certes, les outils existent. Les applications se développent. Les compétences s’achètent. Mais est-ce que cela suffit ? La campagne Réutilisation des données publiques de la Fing a montré combien le partenariat avec les utilisateurs était primordial. Les méthodes les plus fécondes de l’open data ne consistent pas à libérer des données pour libérer des données, mais bien à y associer les utilisateurs. La libération des données publiques est un processus où rendre la donnée librement réutilisable n’est qu’une étape vers un but autrement plus important : engager une nouvelle relation autour des données avec les utilisateurs. Or, il n’existe pas de structures pour porter cette relation.

    Face aux données partout disponibles, les utilisateurs, dans leur plus grande diversité, sont bien souvent démunis. Les réservoirs de données, accessibles aux développeurs et de plus en plus à un public plus large, grâce à une multitude d’outils, demeurent peu utilisés. Les utilisateurs potentiels sont peu associés à ce mouvement qui leur paraît trop complexe. Ceux qui le sont demeurent souvent isolés, sans structure pour se rassembler, pour travailler à plusieurs, initier des projets, discuter avec les entreprises ou les institutions détentrices de données. En fait, seule une association de compétences permet d’optimiser l’usage des données. Tout comme le journalisme de données, pour fonctionner, nécessite de rassembler développeurs, graphistes, statisticiens et journalistes pour traiter les données, nous avons besoin d’espaces de rencontre entre différentes compétences pour traiter les données et les informations.

     


    Image : Exemple de carte inclus dans un kit de données pour partir à une chasse aux données dans la ville avec des étudiants, racontée par Simon Chignard.

    kitchasseauxdonnees

     

    D’une manière non structurée, des préfigurations d’Info Labs se mettent en place autour d’associations qui font le lien entre l’acteur public et les usagers, comme le font, à leur manière (et de manières très différentes les unes des autres), Bug, Ping, LiberTic, ZooMacom, Zync, AEC, La cantine numérique rennaise, Le data journalisme Lab, Regards Citoyens… Sans compter les Barcamps et autres Hackathons que l’on peut parfois percevoir comme des Info Labs éphémères, pas nécessairement “physiques”…

    Ces exemples montrent bien que l’open data ne fonctionne pas si nul n’anime les acteurs : institutions, entreprises, citoyens. Nous avons toujours autant besoin d’animer les territoires électroniques.

    La métaphore du processus structuré autour du concept de Fab Lab appliqué à l’information nous rappelle pourquoi nous avons besoin de faire des choses ensemble dans le numérique. Ce n’est désormais pas tant de l’accès à une machine, à une formation ou une médiation comme on la trouve dans les espaces publics numériques dont les gens ont besoin, que de trouver les ressources collaboratives pour mener des projets individuels ou collaboratifs dans le numérique.

     

    L’Info Lab : la méthodologie du Lab appliquée aux données

    L’information en base de données demeure hermétique à la plupart d’entre nous. Peut-on gagner du temps et de l’énergie en proposant des lieux, des espaces dédiés à cette forme de rencontre autour des données ? Des espaces où trouver des ressources et des compétences. Ou faire de l’accompagnement et de l’appropriation par le plus grand nombre ?

    A la Fing, nous pensons que le développement des usages et de l’innovation dans un monde de données pourrait demain passer par le développement d’Info Labs, c’est-à-dire de “dispositifs d’innovation ouverte pour prototyper des usages de l’information”. Nous pensons qu’il faudrait explorer, expérimenter, concevoir des structures, des méthodologies, des terrains de rencontre et d’animation, car elles sont les conditions essentielles de l’appropriation et des nouvelles formes de traitement des données.


    Image : Photo de la soirée Hackathon du collectif Dataconnexions.

    dataconnexionhackaton

     

    Dans l’idéal, un Info Lab consiste à mettre à disposition des ressources, apporter des compétences, de la veille, faire se rencontrer les acteurs… Il répond avant tout à des besoins propres à une institution ou un acteur, par exemple, en mettant en avant l’aspect pédagogique ou bien celui de l’expertise et de l’accompagnement de projet. Il rassemble un ensemble de critères répondant à autant d’enjeux posés par l’appropriation du plus grand nombre :

    • des objectifs de formation, d’analyse, de collecte de données, de prototypage d’usage ;
    • un espace d’ancrage dans un lieu ou dans le temps ;
    • des méthodologies (animation, collecte, traitement, apprentissage, échange de savoir …) ;
    • des compétences (organisation de coproduction, pêche à la donnée, animation pédagogique, partage de savoir-faire…) ;
    • une nécessaire ouverture à différents publics, voire à tous les publics : associations, entreprises, acteurs publics, artistes, enseignant, étudiants, élèves, citoyens, etc. ;
    • un espace de débat ou de mise en débat ;
    • une organisation en réseau qui permet de structurer et documenter les objectifs, les méthodologies, les compétences, leur organisation…;
    • …

    Si le potentiel de création d’Info Labs ou de xLabs existe réellement, envisager les conditions d’activation de ces laboratoires ouverts reste une question totalement ouverte. Elle implique la mobilisation de personnes prêtes à expérimenter ce modèle et à se constituer en communauté pour faire vivre un réseau à venir d’Info Labs, dans leur diversité.

    Ce qui est sûr, c’est que les xLabs, ont tous comme point commun d’être des facilitateurs de la rencontre. Car dans le domaine du numérique, et face au Nouveau Monde de données auquel nous allons être confrontés, nous en avons certainement plus besoin qu’ailleurs.

     

    Hubert Guillaud, Cécile Delemarre, Charles Nepote.

    Article publié sur Internet Actu

     


    Si vous souhaitez venir prolonger cette réflexion avec nous, nous vous convions à deux évènements pour approfondir ce concept :

    A l’occasion de la semaine européenne de l’Open Data qui se déroulera à Nantes du 21 au 26 mai 2012 et notamment lors de l’atelier G du 24 mai après-midi.

    A l’occasion de Futur en Seine, qui se déroule du 14 au 24 juin sur toute l’Ile-de-France et notamment lors d’un atelier sur cette question qui se déroulera au 104, le 15 juin de 11h à 13h.

     

    Poursuivez les discussions également en ligne sur Twitter avec le hashtag #infolab !

     

    image


  • L'Open data, la démocratie locale et vous !

    • Télécharger en PDF
    Par Cécile Delemarre le 2 mai 2012
    • idemocratic
    • open data

    Le programme Réutilisation des données publiques et Innovations DémocraTIC conjuguent leur force cette année pour explorer les pistes et enjeux que représentent l'Open Data pour les collectivités locales.

     

    image

     

    Partant de l'hypothèse que la libération des données constitue un levier aussi bien pour la démocratie que pour la citoyenneté active, nous lançons avec notre partenaire du Conseil Général du Val-de-Marne une enquête sur l'utilisation et les besoins de données dans les services de démocratie locale. Notre démarche s'inscrit dans la suite des Rencontres Nationales des Professionnels de la Participation de novembre 2011 à l'heure de la diffusion prochaine des actes par le CG 94.

    Cliquez : Si vous êtes un acteur public n'hésitez pas à renseignez ce questionnaire !

     

     

  • Datajournalismelab : un laboratoire dédié au traitement journalistique de la donnée

    • Télécharger en PDF
    Par Cécile Delemarre le 27 avril 2012
    • open data
    • idemocratic

     

    Le jeudi 12 avril dernier, les étudiants de master 1 de l'école de journalisme de Bordeaux restituaient leur travaux de datajournalisme.

     

    Qualité et pertinence des données, méthodologie, traduction visuelle de la statistique, les problématiques soulevées par le « journalisme de données » présentent de nombreux traits communs avec celles que pose l'appropriation des données par le plus grand nombre.

     

    http://www.datajournalismelab.fr/

    La soirée de restitution en image: cliquer ici

     

     

    Aux origines du projet : un laboratoire dédié au traitement journalistique de la donnée


    L'idée du datajournalismelab est née en 2011 à la suite d'une réflexion commune entre l'AEC et l'IJBA : d'un côté, le territoire girondin se préparait à libérer ses données, de l'autre un nombre croissant d'entreprises de presse - y percevant une nouvelle mine de sources d'information – n'ont cessé de souligner leur besoin en professionnels capables non seulement d'analyser des données mais aussi capables de les manipuler.

    Une première contrainte apparaît, le datajournalisme impose de nouvelles conditions de production de l'information : les journalistes en formation ne pouvaient être seuls et ont du constituer des équipes pluri-disciplinaires. L'expérimentation est lancée fin 2011 et est conduite en partenariat avec deux écoles : Epitech et ECV, mettant développeurs et graphistes à disposition des étudiants. Une aide extérieure de géographes et statisticiens a également été régulièrement sollicitée.

     

     

    datapopote

    Une soirée consacrée à la précision et à la rigueur

     

    Le souci des étudiants de faire preuve d'exactitude dans leur présentation était particulièrement notable (voir le schéma de tout le processus) : objectifs de départ et errances dans la recherche de leur sujet, exploration des sources disponibles, rencontres avec des acteurs de terrain, contributions d'experts dans la production des analyses, explicitations des choix opérés dans le calcul des chiffres et enfin éclaircissements sur le choix de l'infographie.

    La démarche de rigueur affichée était l'occasion de rappeler, notamment lors de la discussion avec la salle, que le travail de construction des données ne s'arrête pas aux tableurs et se poursuit jusqu'à la mise en cohérence de la visualisation des données... L'interactivité et les fonctionnalités que proposent les « datavisus » valorisent et complètent l'information chiffrée.

     On peut s'interroger quelques fois sur la pertinence de remplacer un maximum d'éléments textuels par des pictogrammes ; encore plus lorsque le lecteur ne partage pas les mêmes références visuelles...

     

     

    Une démonstration de force des possibilités de la datavisualisation


    Au fil des projets présentés, un des points forts de la soirée a été de démontrer au public que le champ des possibles de la représentation des données était infini et permettait de revaloriser l'information statistique.

     

    > Cartographies

    Communes endettées de Gironde

    Evolutions des suffrages aux législatives dans le centre de Bordeaux

    Les caméras de surveillance dans le centre de Bordeaux

    La fréquentation des cinémas en France

    > Graphiques interactifs

    Visage social de la Gironde

    Les performances des cyclistes au Tour de France

    > Statique didactique

    IVG en France

    > Comparateurs

    Generation Y

    Evolution criminalité sous le mandat Sarkozy

    > Les plus originaux :

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  • Participation citoyenne et démocratique

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    Par Fabienne Guibé le 26 avril 2012
    • idemocratic
    • appel à projets
    • région ile de france

    Encourager l’exercice d’une citoyenneté active qui alimente le processus de décisions publiques.

    La région Ile de France et plus particulièrement la mission démocratie régionale et jeunesse lance un nouvel appel à projets.

    Objectifs de l'appel

    Ce dispositif concerne des programmes annuels ou programmes pluriannuels visant à renforcer l’implication de la société civile organisée et des citoyens dans la vie publique, ainsi que d’améliorer la nature et le contenu des échanges au sein de la société civile et entre société civile et institutions.

    Les actions éligibles au soutien régional devront ainsi répondre à au moins l’un des deux grands objectifs suivants, sachant que le premier peut être considéré comme un préalable au second :
    . Encourager l’exercice d’une citoyenneté active : un objectif de citoyenneté
    . Alimenter le processus de décisions publiques : un objectif de démocratie

    Contact

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    Règlement du dispositif

    Candidature

    Bilan simplifié

    Compte de résultats

    Plus d'information

     

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Archive statique du réseau social de la Fing (reseau.fing.org, contenus des groupes), reconstituée à partir de la Wayback Machine. Cette page a été capturée le 27/01/2020 (voir LISEZMOI).