Innovations democraTIC

Innovations democraTIC



Groupe archivé

Archives

  • Mai 2013
  • Avril 2013
  • Mars 2013
  • Décembre
  • Novembre
  • Octobre
  • Septembre 2012
  • Août 2012
  • Juillet 2012
  • Juin 2012
  • Mai 2012
  • Avril 2012
  • Mars 2012
  • Février 2012
  • Janvier 2012
  • Décembre
  • Novembre
  • Octobre
  • Janvier 2011
  • Novembre

Blog de Innovations democraTIC

  • Les scénarios d'innovations democraTIC

    • Télécharger en PDF
    Par Fabienne Guibé le 7 mai 2013
    • idemocratic
    • scénarios

    Vendredi 12 avril a eu lieu la manifestation de clôture d’innovations democraTIC l’occasion de revenir sur le programme avec les projets phares, les expérimentations et les premiers retours d’expérience, les étapes clés…

    Les deux scénarios

    • Animer et rendre visible la démocratie continue pour un agent de collectivité territoriale

    Nathalie, agent de collectivité territoriale, doit traduire une commande politique en actions opérationnelles à destination des jeunes. Elle déploie le projet "le conseil général hacke les jeunes" afin de les contacter directement en utilisant leurs outils numériques. L’objectif est de mobiliser plus largement et au delà des instances citoyennes connues. Ce processus repose sur sa transparence et le suivi continu des actions rendu possible par le numérique.

     

    • Hybridation de la participation citoyenne

      Gabriel, bénévole dans deux associations, est très investi dans les processus de participation citoyenne. Son emploi du temps ne lui permet pas de suivre tous les sujets qu’il souhaiterait. L’arrivée de l’agence idemocratie lui permet par un montage entre réunions physiques et en ligne de suivre plusieurs sujets tout en continuant ses activités bénévoles. Il va également pourvoir valoriser sa participation à partir d’un écosystème participatif virtuel.

    COUV

    La datavisualisation du programme

    La diversité de nos partenaires a été l’occasion de travailler sur de l’usage du numérique dans les instances de démocratie locale et également au sein des collectivités territoriales à partir des méthodologies du design de services. Cette nouvelle discipline a été le point central de notre programme. Nous avons été entourés de deux designers de services, Armel Le Coz et Christophe Tallec renforcés par un designer Thomas Thibault.

    Nous avons ainsi placé l’utilisateur qui était, tour à tour, citoyen, agent des collectivités territoriales et élus au centre de nouveaux modes de participation numérique.

    C’est ainsi que nous avons validé l’idée de la street democracy, à partir d’ateliers créatifs. Il est apparu essentiel que les élus et agents des collectivités devaient aller au plus près des citoyens et sortir des lieux institutionnels. Les ateliers ont proposé des modalités d’action à partir de projets numériques existants comme

     

    Les expérimentations du programme

    Au cours de ce programme nous avons expérimenté différents modes de participation citoyenne facilités par le numérique avec le cyber débat avec la Mairie de Paris, découverte de nouveaux projets avec le Conseil général du Val de Marne, l’appropriation des outils numériques par une instance de jeunes, le forum des jeunes du conseil général de la Seine-Saint-Denis et le questionnement de nouveaux modes de gouvernance avec le conseil général de l’Essonne.

    Découvrez les projets de nos partenaires :

    Clôture du programme par un collectif de chercheurs

    Laurence Monnoyer Smith, Romain Badouard et Clément Mabi ont mis en perspective les actions menées lors de ces trois années sous l’angle recherche et participation citoyenne.

    Ecouter leur intervention

    Laurence, Romain et Clément ont mis en lumière trois nouvelles thématiques émergentes dans le champ de la participation citoyenne :

     

    • 1-L’empowerment (Clément) Un des sujets émergent avec le développement des outils numériques à destination d’individus et de collectifs c’est les possibilités d’encapacitation politique réelle qui les accompagne : peut-on espérer de ces outils qu’ils contribuent à redessiner les relations de pouvoirs ?
    • 2-L’instrumentation de la médiation (Laurence) Le développement des réseaux sociaux et du micro-blogging et une certaine fascination pour les technos du web ont conduit la recherche à traquer ce qui, dans ces nouvelles médiations permet de construire du sens collectif. La recherche sur les digital humanities développe des outils d’analyse des grandes quantités de données quitte à y perdre d’ailleurs ses questionnements problématiques. Certains chercheurs analysent l’atomisation du social lié à l’affaiblissement des mass media qui fait en effet craindre un amenuisement de l’espace public au profit d’espaces d’échanges customisés où la rencontre avec l’autre ne peut jamais être totalement fortuite et se polarise. Les risques d’instrumentalisation des outils au profit de logiques de communication sont mises en regard avec les discours sur la création d’agora pour souligner la permanence de stratégies de contournement du citoyen. Par ailleurs, les chercheurs expérimentent de nouvelles médiations sociotechniques qui consistent à faire voir les réseaux d’acteurs à travers des cartographies de données, ce qui a pour effet de produire une certaine réflexivité des acteurs sur le milieu dans lequel ils évoluent.
    • 3-La fabrique des services publics Idée avec l’open data de la consécration des développeurs comme médiateurs dans l’espace public. On leur délègue la production de nouveaux services publics, et ils décident seuls de la manière dont sont réutilisées ces données à travers leurs applications : quels risques ? Est-ce que l’open data induit une forme de « libéralisation » des services publics ?
  • Synthèse de la clôture d'innovations democraTIC

    • Télécharger en PDF
    Par Fabienne Guibé le 15 avril 2013
    • idemocratic

    Vendredi 12 avril a eu lieu la manifestion de clôture d'innovations democraTIC l'occasion de revenir sur le programme avec les projets phares, les expérimentations et les premiers retours d'expérience, les étapes clés...

    Ce premier billet pour partager avec vous ce moment fort et riche d'apprentissage. Je vais publier sous peu un livrable pour faciliter la réappropriation des pistes dégagées et des bonnes pratiques.

    Les photos:

     

     

    La datavisualisation du programme: 

     

    A venir les présentations et les podcasts de la journée.

    test 

  • Les promesses du numérique: Une démocratie retrouvée, augmentée,étendue

    • Télécharger en PDF
    Par Fabienne Guibé le 5 mars 2013 Commentaires (1)
    • idemocratic
    • promesses
    • questions numériques

    imageUNE DEMOCRATIE RETROUVEE, AUGMENTEE, ETENDUE


    "Pour les citoyens, l’Internet représente un moyen unique d’information et d’éducation et peut par là-même contribuer utilement à la promotion de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme." G8, Deauville, 2011


    "En s’appuyant sur les nouveaux outils d’information et de communication, (...) cette ‘citoyenneté active’ transforme en profondeur le rôle des élus, devenus des médiateurs entre les citoyens au lieu de confisquer le pouvoir de représentation, ainsi que celui de l’administration, qui redécouvre la vraie dimension publique.” Michel Hervé, De la pyramide aux réseaux, 2007

    "Révolution numérique, mais appareils politiques restés à quai. Nouveaux usages, mais contrôles d’un autre âge. Cultures libres, mais marchands aux aguets. Les nouvelles technologies changent le monde, et elles le font maintenant. Une possibilité s’offre désormais
à nous tous : reprendre le contrôle de notre
vie publique, ou laisser le Vieux Monde diriger toujours et contrôler encore. Moussaillons
ou vieux loups de mer, déçus de la politique
ou utopistes, montez à bord." David Dufresne et Pierre Mounier, Parti Pirate, 2012

    A l'heure du bilan


    Internet et démocratie : un bilan mitigé


    Le numérique a souvent servi l’idéal démocratique
de la liberté d’expression; tout en servant ceux qui veulent la censurer. Il a contribué à faire progresser la transparence ; mais il n’a pas vraiment fait bouger les rapports de pouvoir. L’internet a permis aux gens de contribuer, élargi le cercle des contributeurs, amplifié les mobilisations, mis en réseau de nombreux acteurs. Mais il a aussi montré ses limites. Il n’a pas réinventé la façon de faire de la politique. Pire, il a souvent donné la parole à ceux qui l’avaient déjà, favorisant ceux qui s’expriment le mieux ou le plus, outillant la commu- nication plutôt que le débat. Les outils eux-mêmes sont bien souvent limités, facilitant l’agrégation et la simplification binaire plutôt que la délibération, la synthèse et la complexité.


    Bref, l’internet a trop promis, la révolution démocratique et participative espérée par les pionniers n’a pas eu lieu. Les dispositifs participatifs (qu’ils soient numériques ou pas) sont restés isolés : les expérimentations réussies demeurent du domaine des bonnes pratiques locales, sans passer à l’échelle.


    S’il n’y a pas eu de transformations radicales, les expériences démocratiques de ces dernières années nous ont appris des choses. Les initiatives participatives des institutions sont plutôt des échecs : le politique demeure mal armé pour prendre en compte les avis et propositions extérieures. Face à l’innovation et à l’imprévu, le politique est souvent déstabilisé : l’internet lui sert plus sûrement à communiquer qu’à écouter. À contrario, la démocratie ascendante, auto-organisée, même imparfaite, est souvent stimulante. Le divorce annoncé entre les échanges en ligne et les formes présentielles n’a pas lieu : l’heure est à la convergence et à l’hybridation. De même, les formes numériques ne favorisent pas la démocratie instantanée, presse- bouton : les débats collectifs peuvent être de formi- dables moments de vie démocratique, d’intelligence, de richesse contributive.

    Ce qui a marché...

    - Amplification des mobilisations à l’aide des réseaux : les Anonymous, les printemps arabes...
    - La multiplication des expérimentations : FixMyStreet, réécriture de la Constitution islandaise, budgets participatifs...
    - L’usage démocratique des Open Data : WhereDoesMyMoneyGo...

    Ce qui n'a pas marché...
    - Les rapports de pouvoir demeurent à peu près en l’état.
    - Les expériences demeurent isolées, non reproductibles.
    - Des inégalités renforcées : le numérique
n’a pas réussi à inclure les publics à la marge.
    - Une certaine instrumentalisation des innovations participatives afin de ne pas perdre le contrôle.

    Ce qui nous a surpris...
    - L’intelligence collective émanant de certains débats, la capacité à développer de nouvelles thèses, à se former réciproquement.
    - Multiplication d’applications pour favoriser la participation : colorvote, co-ment.
    - La perversion du numérique comme moyen de communication plus que de mobilisation : retransmission en direct des conseils municipaux sans laisser place à l’interaction.
    - La production par les citoyens de données d’intérêt général, souvent contre les institutions : Regards citoyens, Wikileaks, OpenStreeMaps.

    Ce que nous avons appris...
    - L’internet est devenu un moyen efficace
de contester les pouvoirs. Mais il suppose
des compétences dont tout le monde
ne dispose pas. Et il est plus efficace pour contester que pour construire.
    - Les innovations descendantes ne marchent pas et les innovations ascendantes n’ont pas beaucoup d’action sur le pouvoir.
    - Quand les pratiques et les process ne sont pas documentés ni évalués, ils ne s’étendent pas.

     

       
       

    Aujourd’hui, il ne s’agit plus de proposer une nouvelle promesse, mais de trouver les moyens de réaliser cette pro- messe demain mieux qu’hier et à plus grande échelle.


    L’heure est au “gouvernement ouvert”, tant mieux. Cette ouverture sera-t-elle seulement une affaire de transpa- rence, de communication, ou distribuera-t-elle de la parole, des capacités ? Sera-t-il possible de réinventer le service public, de participer aux orientations politiques locales, nationales, européennes ?


    Le numérique se généralise et semble se banaliser. Mais les hommes et les femmes oseront-ils s’en emparer pour s’exprimer, exercer la contre-démocratie, participer ? Auront-ils la culture numérique leur permettant de le faire

     

    Réaliser la promesse quelques pistes…

    Vers une participation légitimée?

    • Créer un poste de City Manager, véritable animateur du territoire électronique, favorisant l’implication et les échanges des communautés locales, leur reconnaissance, la modération des débats, l’ouverture et la confiance.
    • Instaurer le 1% participatif : que tout projet local consacre 1% de son budget à la conduite d’un débat public. Il s’agit de consolider les expérimentations en les dotant de budgets et donc de pouvoirs. Par exemple, pour développer la coconstruction des services publics, donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, favoriser l’en- gagement des citoyens dans les projets.
    • Organiser la capacitation citoyenne sans attendre l’impossible mise à jour du “logiciel politique”
    • Les citoyens sont isolés, ils ne parviennent pas à participer selon les formes institutionnalisées, à se faire entendre, et sont en situation de faiblesse face aux pouvoirs en place. À eux de se mettre au même niveau que l’institution en s’orga- nisant en collectifs nombreux et réactifs afin que leur contestation parvienne, entre autres, à s’exprimer dans des formes institutionnalisées : propositions de lois, lobbying, ...

    Investir et innover

    • Créer un fonds public de la participation, activable pour financer des collectifs, des associations de défense d’intérêts communs et leur permettre de s’organiser face aux lobbies constitués, de formaliser leurs contre- propositions.
    • Soutenir les projets innovants qui favorisent la participation des citoyens et l’ingénierie de cette participation ; particulièrement quand ils permettent un accès progressif à la complexité, une délibération sur le temps long, une hybridation avec les formes présentielles, une contre-expertise citoyenne.

    Cette promesse a été produite dans le cadre du processus de Questions Numériques. C'est un travail collectif mené sur une année et qui donne lieu à une production annuelle.


    En savoir plus sur les promesses du numérique, et découvrir notre troisième cahier d'enjeux.

  • Publication d'une étude: Ouverture des données publiques et participation : quels enjeux démocratiques?

    • Télécharger en PDF
    Par Fabienne Guibé le 9 décembre 2012
    • opendata
    • decider ensemble
    • idemocratic
    • fing_infolab

    imageLe projet de rédaction de l'étude « Ouverture des données publiques et participation : quels enjeux démocratiques? a été mené par Décider ensemble de mars à novembre 2012. 

    Cette étude a été supervisée par un comité de pilotage pluraliste regroupant, a l'image de Décider ensemble, des représentants d'institutions publiques nationales, de collectivités territoriales, d'entreprises et d'associations. Ce comité de pilotage était présidé par Laurence Monnoyer-Smith, professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Technologie de Compiègne (UTC). 

     

    Les équipes d'Open-Data et d'Innovations democraTIC, ont participé à sa rédaction avec plus particulièrement l'organisation d'un atelier prospectif sur l'utilisation de l'open data dans les concertations publiques. Nous avons déjà publié les scénarios, les trois pistes de travail étaient :

    • la nécessité d'étendre la durée de la phase de recueil et de partage d'informations,
    • le besoin de mettre en place des médiations humaines et outils,
    • la nécessité d'ouvrir les processus de concertation jusqu'à la co-décision .

     

    Nous vous proposons de découvrir cette étude qui dresse un état des lieux de l'ouverture des données publiques et en présente les enjeux en matière de participation des citoyens et des parties prenantes.


     

     

  • Le numérique et les instances de démocratie locale - Paris Citoyen

    • Télécharger en PDF
    Par Fabienne Guibé le 27 novembre 2012
    • idemocratic
    • paris citoyen
    • world café

    image

    Le samedi 10 novembre 2012, nous avons eu l'occasion d'animer un world café dans le cadre de Paris Citoyen. Les participants représentaient des membres d'associations, des conseillers de quartier et des citoyens. Ce mode d'animation constitue un temps de rencontre pour les participants et le partage d'expériences et de pratiques.


    Les deux questions sur lesquelles les groupes ont travaillé mettaient en avant la pratique du numérique au sein des associations et des instances de démocratie locale:

    - 1ère question: Comment le numérique influe sur nos modes d'engagement?

    - 2ème question: Quels outils pour quels besoins?


    Ce temps était précieux pour avoir un retour sur la manière dont les collectifs composés de citoyens s'approprient le numérique, quelles sont leurs attentes, quels sont leurs usages?

    Il s'avère que les participants ont une réelle aptitude à comprendre les enjeux de l'usage du numérique dans leurs associations, leurs conseils de quartier avec l'évocation rapide de l'éditorialisation, l'articulation des modes de communication entre le présenciel et le distanciel. Ce qui est plus surprenant est que nous aurions tendance à les « suréquiper » avec des applications web alors que leurs usages actuels et leurs problématiques se situent essentiellement sur la gestion de mailing list, l'animation et la création de site/blog voire même de CMS.


    Question 1: Comment le numérique influe sur nos modes d'engagement?

    Les pistes à retenir :

    -       le numérique permet le  suivi des décisions des élus ;

    -       la capacitation avec le développement des compétences techniques de tous doit permettre un accès indépendant aux informations ;

    -       des lieux d'échanges et de ressources pour accompagner les collectifs et instances de citoyens pour permettre la coopération des acteurs avec le partage de bonnes pratiques ;

    -       l'interaction entre le distanciel et le présenciel.


    Question 2: Quels outils, quels besoins?


    Les pistes :

    -       l'outil numérique doit permettre l'engagement à distance avec de nouvelles formes de coopération

    -       accessibilité à des CMS simple, efficace et gratuit avec des formations pour permettre la prise en main de tous

    -       le numérique comme outil de communication avec une gestion optimisée des emailings et newsletter

     

  • Mobile Monday #61 : la participation dans l'espace public et les organisations Le 10 décembre à 18h45 à La Cantine

    • Télécharger en PDF
    Par Fabienne Guibé le 23 novembre 2012
    • idemocratic
    • mobile monday
    • participation

    image


    Mobile Monday #61 : la participation dans l'espace public et les organisations
    Le 10 décembre à 18h45 à La Cantine
    (passage des panoramas, 75002 Paris, métro Grands Boulevards)


    • L'infolab citoyen le samedi 10 novembre à la Mairie de Paris

      • Télécharger en PDF
      Par Fabienne Guibé le 5 novembre 2012
      • infolab
      • idemocratic

      imageCette année a été ryhtmée par la co-construction de l'infolab citoyen. Avec la Mairie de Paris, et plus particulièrement la mission de la démocraie locale, nous organisons le premier infolab citoyen.

      Le programme de l'après-midi, retrouvez-nous lors de Paris Citoyen:

      4 ateliers de 14H à 18H:


      -La Quincaillerie: atelier permanent

      Comprendre les enjeux des données ouvertes

      Découvrir des outils à disposition du grand public

      Animation par Claire Gallon, déléguée générale de l'Association Libertic


      La Fabrique de données  (3 séances : 14H15, 15H30, 16H45)

      Apprendre à manipuler des données, à les analyserautour des prénoms les plus donnés à Paris

      Animation Simon Chignard, auteur de l'Open data, comprendre l'ouverture des données publiques aux éditions Fyp

       

      Le Temps du débat (2 séances : 14H15 / 16H)

      Evaluer l’impact des données ouvertes pour favoriser la participation citoyenne dans les débats publics, sur le thème de l'eau

      Animation Marielle Barré-Villeneuve Arpenteurs, Odile Nieuwyaer L'Observatoire de l'eau, Fabienne Guibé Fing et Christophe Tallec d'Utilisacteur.


      L’incubateur d’Infolab (Consultation toutes les 20 minutes)

      Et si votre association devenez elle-même un infomédiaire ?

      Animation: Amandine Brugière, Fing

      A samedi avec vos données et vos idées!

    • Qu'est ce que l'Open Data change aux processus de concertation?

      • Télécharger en PDF
      Par Fabienne Guibé le 30 octobre 2012
      • idemocratic
      • décider ensemble

      Découvrez les scénarios: comment l'Open Data peut changer les processus de concertation?

       

      image

      Après plusieurs mois d’échanges avec l’association Décider ensemble, et faute d’avoir pu identifier en France aujourd’hui des expériences concrètes de concertation faisant recourt à l’Open Data, nous avons choisi d’imaginer comment cela pourrait se passer. Une quinzaine de spécialistes de la concertation publique et de l’Open Data a approfondi pendant une journée trois scénarios fictifs - bien que réalistes - de concertation :

      • un débat public porté par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP)
      • une concertation menée dans le cadre d’un projet de réaménagement urbain
      • une concertation pour l’élaboration d’un Plan Climat Energie Territorial L’objectif était d’identifier les moments où l’ouverture des données publiques pourrait alimenter les processus et les faire évoluer ; mais aussi les opportunités, les risques et les perspectives pour les différents acteurs en présence.

      De ce travail, il en ressort trois hypothèses principales :

      1) la nécessité d’étendre la durée de la phase de recueil et de partage d’informations : l’ensemble des contributions doit pouvoir être accueilli sur une plateforme partagée : informations et données publiques d’un côté, informations et données crowdsourcées (fournies par les citoyens) de l’autre. Si cela permet de décloisonner l’information officielle, cela alourdit aussi le processus de traitement de la masse d’informations accumulée : tri, référencement sémantique, stockage, analyse… Des spécialistes du traitement de la donnée et de l’information sont requis.

      2) le besoin de mettre en place des médiations humaines et outils : pour permettre aux citoyens de manipuler aisément les informations et données présentes sur la plateforme via des outils d’analyses, de comparaison, de datavisualisation, ainsi que de pouvoir avoir recourt à des compétences (de statisticien, développeur, designer) pour construire et proposer leur propre analyse. Il peut également s’agir de s’appuyer sur des structures accompagnatrices pouvant jouer un rôle de garant facilitateur. Ainsi les scénarios étudiés identifient de telles structures : l’Observatoire dans le scénario A, l’Infolab dans le scénario B, l’Infolab ou le Dolab dans le scénario C.

      3) La nécessité d’ouvrir les processus de concertation jusqu’à la co-décision : il sera sans doute difficile de proposer aux citoyens de participer activement aux phases préalables de diagnostic et d’en rester là. Plus les citoyens seront contributifs et impliqués, plus le niveau d’exigence en matière de décision finale sera élevé.

      Au-delà du partage de donnée, l’Open data implique une gouvernance ouverte et partagée, que les anglo-saxons nomment « Open Government[1] » et qui se trouve être la justification même de l’Open data. Cela nécessite sans doute de former les citoyens, de les outiller, voire peut-être, à certains moments, de rétribuer/compenser/valoriser leur implication dans la vie de la Cité (voir le scénario C phase 2). Par le partage de pouvoir qu’elle implique, cette hypothèse peut s’avérer déstabilisante pour la démocratie représentative, mais elle va aussi dans le sens d’une démocratie étendue, et d’une responsabilisation des citoyens.

      L’aspiration à une gouvernance ouverte, si elle se confirme, va inéluctablement toucher les entreprises. Les scénarios montrent par exemple qu’il n’est pas possible de demander seulement aux acteurs publics et aux citoyens d’ouvrir leurs données : les entreprises devront elles aussi jouer le jeu : partager certaines données, voire co-décider de certaines orientations, environnementales par exemple.

      Si ces scénarios extrapolent, c’est dans le but d’anticiper et de préparer les actions possibles, sans pour autant faire le tour de toutes les questions.

      L’Open data public est une dynamique récente, qui n’a pas encore montré tous ses impacts. Il constitue en outre une petite partie d’un sujet plus vaste : celui de vivre dans un monde de données majoritairement fermées, au fonctionnement opaque et asymétrique, augurant de nouveaux enjeux politiques.

      LA FING & Décider ensemble

      Tous nos remerciements aux participants ! :

      Marielle-Baré-Villeneuve, Amandine Brugière, Cécile Delemarre, Jean-Christophe Frachet, Claire Gallon, Fabienne Guibé, Cécile Joly, Marion Lasfargues, Armel Le Coz, Clément Mabi, Vanessa Maurin, Elsa Mouras, Laurence Monnoyer-Smith, Denis Pansu, Aurélien Sautière, Elodie Vaxelaire.


    Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

    Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

    Archive statique du réseau social de la Fing (reseau.fing.org, contenus des groupes), reconstituée à partir de la Wayback Machine. Cette page a été capturée le 31/12/2019 (voir LISEZMOI).