Développer une "culture de la donnée" au service des entreprises et des acteurs du territoire.

Dans le cadre de la démarche de gestion collaborative des données, appelée VivaCité et pilotée par GEG, vous êtes invités à prendre part à :
Atelier créatif données énergie
jeudi 11 février 2015 de 17h30 à 19h30
à La Coop InfoLab, 31 rue Gustave Eiffel à Grenoble.
Cet atelier propose sur un mode créatif aux citoyens, collectivités, entreprises de tester l'outil Vivacité et d’imaginer ensemble de nouveaux moyens de mieux maîtriser son énergie grâce aux données.
Entrée libre sur inscription obligatoire
GEG est engagé aux côtés des acteurs de la métropole grenobloise dans le programme « Ville de demain » à travers les projets expérimentaux EcoCité/City-zen.
VivaCité est une expérience qui cherche à accompagner le client vers la maîtrise de ses consommations énergétiques (gaz, eau, électricité) grâce à de nouveaux services. Le programme prend la forme d’une plateforme web collective et partagée qui permet la gestion des données énergétiques de l’Ecocité grenoblois.
Une expérimentation a été lancée en 2013 et se poursuivra jusqu’en 2019. A la clef, de nouvelles opportunités de gestion et de maîtrise de l’énergie et de la ressource en eau au service du citoyen, de la collectivité, de l’entreprise, du bailleur social ou encore de la copropriété… Tous les acteurs sont invités à participer à la démarche !
Pour en savoir plus sur La Coop Infolab
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Par: scoppeniche
Publié: February 2, 2016, 5:43 pm
L'infolab nous permet d'engager une réflexion sur l'évolution de notre lieu d'accueil à Lyon avec une volonté forte d'éviter l'écueil du tout technologique. Un tableau numérique interactif et des tablettes dernières générations ne servent à rien sans projet pédagogique et social.
Nous sommes accompagnés dans cette démarche par deux designers de service qui mettent leur savoir-faire et leur expertise au service du projet de refonte du lieu. Objectif, intégrer l'infolab au projet social du lieu d'accueil.
(adresse de contact désactivée) et (adresse de contact désactivée), designers de service ont débuté leur travail par une phase d'analyse et d'observation dont voici des extraits.
...En effet, le CRIJ innove et expérimente dans un souci de toujours être en phase avec son public. Le projet d’Infolab au sein de la structure pose la brique d’une actualisation des outils de dialogue avec la jeunesse.
L’objectif est donc d’accompagner le CRIJ dans sa mutation. Cette mutation va dans le sens de l’innovation, car celle-ci essaye avant tout de coller au plus proche de la réalité dans laquelle évoluent ses usagers. Ils ne sont plus les mêmes que ceux d’hier et l’information a changé aussi bien dans sa forme que dans son contenu. Il est donc essentiel de proposer de nouveaux moyens d'accès, de transmission et d’accompagnement aux nouvelles formes d’information.
L’enjeu du projet de réaménagement de l’accueil du CRIJ est avant tout d’ordre social. Social, d’abord parce qu’il demande de réfléchir sur la conception d’un espace au sein duquel des individus seront amenés à construire des relations avec l’autre. Social, car il prend vie dans un lieu où la mixité des profils et des besoins de chacun sont une richesse.
Enfin social, car il concerne l’amélioration de la qualité d’un service en répondant aux besoins, attentes et contraintes de chacun de ses occupants. Si nous devions résumer le projet simplement, nous pourrions dire qu’il s’agit avant tout d’apporter des réponses spatiales, techniques et fonctionnelles pour permettre :
Le projet de réaménagement consiste à intégrer un Infolab au sein du CRIJ Lyon Rhône-Alpes. L’objectif étant de dédier celui-ci à l’accompagnement et à l’éducation de la donnée pour les jeunes.
Quels objectifs ?
Aider les jeunes à :
Se différencier des autres acteurs de l’orientation :
Accompagner les partenaires :
Quelles sont les difficultés pour mettre en place un Infolab ?
D’un point de vue matériel :
Note du rédacteur : pour aller plus loin > les artefacts de l'infolab
D’un point de vue fonctionnel :
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Par: P. Guyomar
Publié: October 30, 2015, 3:59 pm
"Partager les expériences",
"sortir de sa zone de confort",
"aller plus vite, plus loin, plus fort",
"savoir qui fait quoi sur la médiation aux données" :
voilà, selon les participants* de l'atelier organisé à Rennes dans le cadre de l'Open Data Week 2015, les principaux bénéfices attendus du réseau des Infolabs. Pratique émergente et toujours "work in progress", la médiation aux données ne peut être une pratique solitaire et isolée. Le travail et l’apprentissage en commun font d’ailleurs partie des principes mêmes de la médiation aux données.
Le réseau existe déjà à partir du moment où nombre de projets en France se revendiquent de la démarche d’Infolab. Les évènements de la campagne Infolab attirent un public plus toujours diversifié à chaque rendez-vous: des acteurs de la médiation (EPN), des collectivités, des universités, mais aussi des associations professionnelles et des entreprises. Si tout le monde valorise la notion de réseau, la question de sa présence en ligne fait davantage débat. Le site du réseau, que l’on doit penser comme une « plateforme » selon l’un des participants, doit-il mettre en avant des ressources prêtes à l’emploi, proposer un annuaire des Infolabs et/ou des expertises, raconter ce qui se fait sur un territoire (en mode « storytelling »), aider à repérer l'infolab près de chez soi, offrir un agenda de tous les évènements en lien avec la médiation aux données ? Faut-il référencer toutes les initiatives, mêmes émergentes, mêmes commerciales, sous réserve qu’elles respectent la charte des Infolabs ? Et cette charte est-elle l’une des "tables de la Loi" ou un repère pour construire l'Infolab adapté à son réseau d'acteurs locaux, son territoire, ses "publics" ?
Le site infolabs.io est aujourd'hui la "place des infolabs" : on y retrouve notamment un ensemble de méthodologies prêtes à l'emploi, documentées par l'équipe de la campagne Infolab mais aussi par les Infolabs eux-memes, par exemple le Centre régional d'Information Jeunesse (CRIJ) de la région Rhône Alpes (http:/
Le site actuel est bien perçu par les participants, qui valorisent notamment les informations que l'on y trouve et son caractère neutre.
En revanche, le manque de visuels (l'esprit 70's, pour reprendre l'expression de l'un des participants), l'absence de carte, de dimension de proximité, la recherche de retour d'expériences sont des points de progrès à rechercher. Ce dernier point est important : tout le monde est "pour" la documentation, mais rare sont ceux qui font l'effort de documenter.
Compte tenu du caractère encore très nouveau des expériences de médiation aux données, l'essentiel est d'abord de les raconter, avant de chercher à fournir des kits clés-en-main. Savoir, par exemple, que la Coop Infolab (Grenoble) travaille autour des données énergétiques, permettra ensuite de les contacter pour voir comment reproduire toute ou partie de leur projet sur un autre territoire. Raconter est une première étape pour faire réseau, c'est une condition nécessaire mais pas suffisante.
"Faire réseau" c'est à la fois proposer des outils que chaque Infolab peut s'approprier, mais aussi encourager les collaborations directes entre Infolabs répartis sur le territoire. Pour la première dimension (mutualisation / centralisation), les participants de l'atelier ont montré leur intéret pour un guide d'animation / racontage des expériences Infolabs. Et pour la seconde dimension (cooopération / échanges directs) l'idée pourrait etre de proposer une bourse d'échanges de compétences : chaque Infolab pourrait donner une journée à un autre pour apporter son expertise, partager un savoir-faire particulier, etc. Cela pourrait se traduire concrètement par la mise en place d’un mur d'annonces en ligne (je recherche / je propose) cf http:/
En toute fin d'atelier les participants se sont mis d'accord sur trois actions prioritaires concrètes :
* Participants à l'atelier : Laurent Flamand (Région Bretagne), Antoine Decourt (Angers Loire Metropole), Karim Sy (JokkoLabs, Dakar) et deux étudiants du Master 2 Pranet (université de Rennes 2).
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Par: Simon Chignard
Publié: October 16, 2015, 11:29 am
Un projet Infolab nécessite de fréquentes présentations aux différents partenaires de la structure porteuse. Ce format d'atelier permet d'enrichir une présentation classique ou un pitch en permettant aux partenaires, même très éloignés du numérique, d'entrevoir les possibilités et les grands enjeux des infolabs et de faire une toute première sensibilisation à la data.
Cette animation d’une durée de 1h heure permet de sensibiliser les professionnels de l’AIO (Accueil, Information, Orientation) à l’intérêt de travailler autour des données pour améliorer son activité.
Le public visé est principalement un public de professionnels issus des organisations publiques et privées intervenant dans le champ large de l’orientation scolaire et professionnel et de l’insertion…
Convaincre les professionnels de l’AIO de l’intérêt de collecter et de traiter des données afin de mieux répondre aux besoins des usagers et ainsi améliorer leur offre d’accompagnement et leur(s) lieu(x) d’accueil.
Il s’agit donc, dans un premier temps, de leur montrer l'intérêt de collecter des données. Il s’agit ensuite de leur montrer l'importance de savoir traiter ces données, notamment sous la forme d'infographie (dataviz).
Collecter des données, comment et pourquoi ?
→ Le participant identifie l’intérêt de collecter de la donnée :
Traitement graphique des données
→ Le participant comprend l’utilité du traitement graphique de la donnée :
L’atelier s’appuie sur plusieurs activités (collecte et visualisation de données) et d’un “fil rouge” : découvrir des métiers.
Les animateurs propose aux participants de se mettre simultanément dans la peau d’un usager participant à un atelier sur les métiers et propose des moment "off" pour illustrer, expliquer et contextualiser les notions abordées.
L’atelier nécessite des post-it. Les intervenants s’appuient sur des ressources vidéo-projetées appuyant certaines de leurs explications.
Cet atelier est précédé d’une présentation classique de l’infolab : historique, toile de fond, enjeux, état des lieux (qu’est-ce qui à déjà été fait, qu’est-ce qui reste à faire) avec un zoom particulier sur le lieu d’accueil. Les intervenants prennent également soin de prendre 5 minutes pour revenir sur la notion de donnée.
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Par: P. Guyomar
Publié: September 14, 2015, 5:37 pm
Ce sont plus de 30 initiatives de médiation aux données qui ont été présentées pendant 4 jours dans le cadre de Futur en Seine, au sein d’un Infolab éphémère.
Au 4e étage de la Gaîté Lyrique, la FING a rassemblé des personnes venues de tous horizons : grandes entreprises, start-ups, secteur public, recherche, journalisme… pour animer des ateliers, des débats et des démonstrations à base de “données”.
1. Les données, un sujet « montant »
Le sujet des données occupe un place de plus en plus importante, à l’instar des 400 m2 dédiés à l’Infolab et aux start-ups “data” pendant ce festival (voir la liste des exposants p.15)Les données numériques sont désormais partout : générées de manière exponentielle par l’ensemble des devices électroniques, par les réseaux, par les traces d’usages des internautes, elles constituent une nouvelle empreinte ou expression de la réalité. Chaque jour un peu plus, et sans que nous en ayons toujours conscience, les données numériques transforment nos vies, nos projets. Elles sont à la source d’un très grand nombre de services.En cela elles représentent aujourd’hui l’une des grandes opportunités professionnelle comme personnelle, économique, scientifique, sociale et citoyenne. Mais trop peu d’acteurs sont capables d’en tirer pleinement partie et les modalités de médiation ou d’accompagnement des individus à l’exploitation des données ne sont pas assez nombreuses.Pour répondre à ce manque, l’Infolab a été imaginé comme est un espace collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration de données. S’adressant à tous les publics, professionnels comme citoyens, l’infolab rassemble des ressources humaines, des savoir-faire utiles pour appréhender les données : compétences, outils, objets connectés, méthodes…
2. Penser les médiations aux données
Si’ l’on souhaite qu’un plus grand nombre d’acteurs soit en capacité d’exploiter les potentialités des données, alors il faut penser les modalités d’accompagnement à plusieurs niveaux, car :> les usages des données peuvent aller du plus simple au plus complexe : Sensibiliser à l’univers des données, s’initier aux données, produire et stocker des données, partager des données, rechercher des données, évaluer des données, transformer des données, croiser des données, visualiser des données, comprendre à l’aide des données, informer à l’aide des données, prévoir et décider à l’aide des données, inventer et réaliser des applications ou des services, mettre en débat avec les données> les situations d’usages sont innombrables : professionnelles, citoyennes, publiques, privées, associatives, personnelles, concurrentielles, marchandes, non-marchandes, etc.,> les compétences requises sont nombreuses : information - communication, statistiques, juridiques, mathématiques, design… (voir l’article publié à ce sujet Y a-t-il des compétences Data spécifiques ?).L’infolab s’est ainsi structuré en 3 pôles :- Initiation & Formation : espace de sensibilisation et d’acculturation aux données.
- Incubation de projet : espace de rencontre, de partage des savoirs-faires et de réflexion autour d’un projet.
- Débats et création de connaissance : espace de discussion, de concertation, de réflexion et d’échange.
3. Un Infolab éphémère pour faire vivre des expériences data de toutes sortesAvec l’Infolab - Futur en Seine, l’idée était donc de proposer un espace dédié aux données par le biais d’un lieu de médiation vivant, complet et accessible par tous, favorisant les rencontres et le partage des savoirs-faire et des projets.L’Infolab éphémère a été l’occasion de proposer une variété d’expériences « datas » à vivre et faire vivre, à des publics en tout genre. Autour des 3 pôles de l’Infolab, 29 partenaires ont proposés des ateliers, des démonstrations, des expositions, aussi bien pour des jeunes publics avec des ateliers animés par les Petits Débrouillards ou We Love The Net, que pour des professionnels avec des débats animés par Data Publica, l’Inria, l’ANACT, ou des citoyens militants, citoyens avec l’OKFN France, AlterCarto, les CRIJ, des focus sur les données personnelles avec la CNIL et le projet FING MesInfos, ou les données publiques avec le CG Gironde, la Région Rhône-Alpes, la Communauté urbaine de Bordeaux…Retrouvez le programme en ligne ici.
Si certains formats d’animations ont déjà été testés auparavant, la majorité des ateliers et débats organisés pendant l’événement ont été spécialement pensés pour l’occasion.
Retrouvez toutes les photos de l’événement ici
Les partenaires
Altercarto, Anact, Alcatel Lucent Bell-Labs, Centre Hubertine Auclert, la Cnil, le Conseil Général 33, la Cantine Numérique Brestoise, la Communauté Urbaine de Bordeaux, Data Publica, Fing Infolab, Fing Mes Infos, la Fonderie, l’association ICI, INSEE, Inria, Libertic, la Mairie De Paris, la ville de Montpellier, OKFN-France, Open Data France, le groupe La Poste, les Petits Débrouillards, la Région Paca, le Réseau Information-Jeunesse de Poitou-Charentes, la Région Rhône-Alpes, la ville et l’agglomération de Rennes, Sciences Manuelles Du Numérique, Snips, Utilisacteur, We Love The Net…
Une plateforme de ressources partagées infolabs.ioDans une logique d’ouverture et de développement des Infolabs, plusieurs partenaires ont fourni une méthodologie et une description détaillées de leurs ateliers, afin qu’elles puissent être reprises, partagées, améliorées librement par d’autres. Ces fiches sont stockées au sein de la plateforme de ressources partagées : infolabs.io.Cette base référence déjà plus de 200 outils et méthodologies. Elle est celle de la communauté infolab et se veut collaborative. N’hésitez pas à vous en servir, à le compléter, à le commenter, etc. > http:// infolabs.io/ ressources Enfin, vous pourrez trouver la charte des Infolabs. Elle est le fruit de plusieurs ateliers avec les participants de la communauté infolab. > http:// infolabs.io/ content/ charte-des-infolabs Pour contribuer à son évolution ou en discuter des éléments, vous pouvez passer sur l’outil de co-rédaction sur lequel est déposée la charte en cliquant sur ce lien.
4. La suite de la campagne InfolabQuand verra-t-on de vrais Infolabs ? En fait il en existe déjà : Médiagraph à Nantes développe tout un pan de services de sensibilisation aux données, le CRIJ Poitou-Charentes se définit comme un « infolab orientation », et bientôt le CRIJ Rhône-Alpes, le Conseil Général de Gironde anime un infolab au sein de la collectivité, l’association lyonnaise Altercarto mène des actions autour du partage de données et de leur mise en débat.Peut-être verra-t-on un jour naître des Infolabs avec leur 3 pôles, ou peut-être est-ce par briques que les médiations aux données émergeront, chaque structure, chaque organisation pensant ses modalités d’accompagnement spécifiques.Des scénarios sont en cours réflexion.La FING poursuit ses réflexions autour des médiations aux données, par un cahier d’exploration qui consigne l’ensemble des enseignements de la campagne et mène un cycle de formation et d’accompagnement.La saison 2 se poursuit… Rejoignez-nous !Lydie Braham-Borie


L’Infolab prend ses quartiers à Futur en Seine (Paris)
DU 12 AU 15 JUIN À LA GAÎTÉ LYRIQUE (4e étage)
Après une année d'expérimentations menées à Bordeaux, Aix-en-Provence, Rennes, Poitiers, Paris, la campagne Infolab présente à Futur-en-Seine les résultats de ses expérimentations et invite tous ses partenaires à proposer des “expériences Data inédites à vivre”.
Pendant quatre jours, plus de 25 partenaires* présentent leurs initiatives de médiation aux données :
sous toutes leurs formes : expositions, ateliers de sensibilisation, démonstrations d’outils, formations, incubation de projets, création de connaissances, débats ;
sur tous les thèmes : données environnementales, données personnelles, données prédictives, données d’orientation, données travail et emploi, données citoyennes, données marines, …
pour tout public : néophytes, amateurs, spécialistes, artistes, entrepreneurs, chercheurs, générations X, Y, Z, W…
Ces initiatives seront expliquées, documentées, discutées. Elles constituent le matériau qui pourra servir aux futurs infolabs.
A noter, le vendredi 13 Juin : une journée dédiée aux résultats de la campagne Infolab. Venez découvrir et débattre :
des outils, méthodologies, charte des infolabs
des scénarios de concrétisation
de la médiation aux données dans les organisations
Retrouvez toute la programmation en ligne et inscrivez-vous > http:/
ATTENTION : le nombre de places des ateliers est limité, inscrivez-vous vite !
LA COMMUNAUTÉ INFOLAB
Altercarto, Anact, Alcatel Lucent Bell-Labs, Centre Hubertine Auclert, la Cnil, le Conseil Général 33, la Cantine Numérique Brestoise, la Communauté Urbaine de Bordeaux, Data Publica, Fing Infolab, Fing Mes Infos, Five By Five, la Fonderie, l’association ICI, INSEE, Inria, Libertic, la Mairie De Paris, la ville de Montpellier, OKFN-France, Open Data France, le groupe La Poste, les Petits Débrouillards, la Région Paca, le Réseau Information-Jeunesse de Poitou-Charentes, la Région Rhône-Alpes, la ville et l’agglomération de Rennes, Sciences Manuelles Du Numérique, Simplon, Snips, Utilisacteur, We Love The Net...


En adoptant en mars 2012, sa politique Rhône-Alpes Numérique (RAN), la Région a affiché notamment au travers de l’orientation 3, sa volonté de favoriser l’émergence de nouveaux services sur téléphones mobiles basés sur la réutilisation des données publiques ouvertes (open data).
Le service développement numérique pilote actuellement une réflexion sur l’ouverture des données publiques de la collectivité. Les objectifs de cette démarche sont de sensibiliser et convaincre l’ensemble des acteurs de lancer ou de participer à une démarche globale d’ouverture des données régionales.
Pour garantir le succès de notre politique open data, il est important de renforcer les actions de sensibilisation envers les décideurs et les réutilisateurs. Ceci permettra d’augmenter le patrimoine de données publiques ouvertes et de positionner la Région comme une collectivité en pointe sur le sujet de l’ouverture des données.
Enfin dans le cadre d’un rapport d’assemble plénière présenté au vote des élus régionaux en février 2014, la Région réaffirme sa volonté de favoriser l’ouverture des données. Au travers d’une annexe spécifique elle reprécise spécifiquement ses objectifs en la matière.
Big Data, Open data, data-journalisme... Ces nouvelles terminologies s'inscrivent dans un contexte où le développement des technologies numériques rend possible le stockage, le traitement et la diffusion d'une quantité massive de données.
Dans ce cadre l'Etat et les collectivités s'engagent à ouvrir et à partager les données publiques dont ils disposent dans un esprit de transparence de l'action publique (par exemple, avec la mise en ligne d’informations sur les comptes publics ou la pollution) mais aussi dans la perspective de soutenir l'innovation sociale et la création de nouveaux services.
En effet, la libération des données publiques n’est pas une fin en soi et la visualisation des données ouvertes est une forme de réutilisation. Il est ainsi possible de transformer les datas en information. Cette manière de procéder est très utilisée par les journalistes anglo-saxons. On parle de data-journalisme.
La visualisation des données est un ensemble de méthodes de représentation graphique, en deux ou trois dimensions, utilisant ou non de la couleur, des trames. Les moyens informatiques permettent de représenter des ensembles complexes de données, de manière plus simple, didactique et pédagogique.
Bien que le travail de sélection des chiffres, de mise en valeur des données constitue une forme de subjectivité et d’expression du point de vue de l’auteur, l’objectif d’une telle démarche est de donner un sens aux chiffres ou aux données étudiées.
Cette manière de mettre en perspective s’adresse d’abord à notre intelligence visuelle. La data-visualisation permet ainsi de faire comprendre immédiatement des notions complexes.
La Région Rhône-Alpes et son service développement numérique pilotent actuellement une réflexion sur l’ouverture des données publiques de la collectivité. Les finalités de cette démarche sont de sensibiliser et de convaincre l’ensemble des acteurs de participer à une démarche globale d’ouverture des données régionales.
Cette exposition sera l'occasion de présenter les posters de visualisation de données ouvertes réalisés par une dizaine de classes de lycéens rhônalpins. La tenue de cette exposition, prévue en fin d'année scolaire (date identifiée : le 19 mai 2014), permettrait de sensibiliser les lycéens à l’intérêt d’une démarche d’ouverture des données régionales. Cet évènement au cœur de l’institution régionale sera également une opportunité de convaincre les décideurs territoriaux de transformer les réflexions en cours en projets et expérimentations.
Pour accompagner les lycéens dans ce projet, le service développement numérique a lancé une consultation publique et a retenu l’association Fréquence Ecoles.
Au cœur de son projet associatif, l'association Fréquence écoles défend la nécessité de développer chez les jeunes des compétences numériques solides leur permettant de devenir des acteurs critiques et responsables de la société de l'information dans laquelle ils évoluent.
Cette mission inclus le développement des compétences de traitement de données et la production d'images associées, dans une société où l'iconographie et la visualisation jouent un rôle essentiel dans les actions de communication et d'information.
Dans sa réponse à la consultation, Fréquence écoles a proposé à la Région Rhône-Alpes un dispositif pédagogique d'éducation aux médias afin de permettre aux adolescents de découvrir le métier de data-journaliste, de comprendre la notion d'open-data et son utilité sociale, d'apprendre à manipuler et traiter des données publiques et de favoriser – in fine – le développement de l'esprit critique des élèves impliqués.
> 1 séance consacrée à la découverte du métier de data journaliste – de la donnée brute à son traitement -.
> 2 séances consacrées à la réalisation des infographies en salle informatique. Les élèves sont ainsi accompagnés par un professionnel pour maitriser les outils numériques et affiner leur approche.
> 1 séance consacrée à la finalisation, à la présentation des différents travaux, au bilan de l'expérience.
Ce projet intègre une dimension recherche et identification de données qui se rapproche de la démarche infolab.
Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter.
Le mardi 17 décembre 2013 avait lieu à la Cantine numérique rennaise la 4e rencontre du groupe national Infolab dont l'objectif était de parfaire le prototypage d'un Infolab. L'un des ateliers participatifs proposé était la co-rédaction d'une charte.
Pourquoi une charte pour les Infolabs ?
L'objectif de la charte est de définir les contours et caractéristiques d'un Infolab afin de rendre le concept accessible. Par la précision des modalités d'actions et des moyens mis en œuvre, l'adhésion à une charte par les organisations souhaitant devenir Infolab permet d'assurer un cahier des charges et des méthodologies communes, gages de développement cohérent et de soutien aux futures initiatives Infolab.
Less is more
L'atelier participatif de Rennes proposait aux participants de définir les termes les plus révélateurs de leur conception et expérience d'un Infolab. La compilation des qualificatifs sous des catégories communes a permis de rédiger un texte concis révélant l'essence d'un Infolab et présenté ci-bas.
Parmi les débats, mentionner les typologies de lieux pouvant devenir Infolabs (CCI ou cantines par exemple) a été jugé trop restrictif pour être présent dans la charte et relevant de l'illustration. La question de “continuité” des animations Infolab n'a pas non plus suscité l'adhésion. Une rencontre mensuelle est-elle suffisamment continue et permanente ou faut-il de l'hebdomadaire ? Les avis variaient selon les structures imaginées pour le portage d'un Infolab.
Les éléments n’ayant pas suscité l’adhésion générale ont été systématiquement retirés de la charte pour l’épurer et ne garder que les éléments reconnus par tous.
Introduction à la Charte des Infolabs
Au coeur de la révolution numérique, les données décrivent et quantifient tous les pans de notre environnement : par exemple, par des hauteurs, durées, vitesses, poids, températures, localisations, usagers, pulsations cardiaques, horaires, prix, concentration, matériaux, opinions, votes, évaluations, etc., etc.
De nombreuses actions de notre quotidien sont rendues possibles ou contraintes par des données, tel que se déplacer dans la ville grâce à un GPS. Comprendre et agir avec les données est désormais l’affaire de tous et les Infolabs sont un moyen d’y parvenir.
Version alpha charte Infolab soumise à modifications
A partir de cet essai de charte, nous ouvrons aujourd'hui la seconde étape de co-rédaction. Vous êtes libres de proposer des modifications en commentant cet article jusqu’au 30 mars. Une seconde version de la charte sera alors rédigée en prenant en compte les retours et présentée sur de futurs ateliers.

Le 13 février 2014 a eu lieu la seconde rencontre Infolab sur le territoire girondin et l'agglomération bordelaise. Ce deuxième atelier fut l'occasion d'approfondir et continuer les réflexions sur l'empreinte écologique, l'Open Data et les collectivités territoriales.
Les participants ont travaillé à la création de scénarios d'usages innovants autour des données pour prototyper des projets utiles au territoire. Les 8 grandes thématiques étaient :
Comment baisser la consommation énergétique liée aux usages numériques ?
Comment sensibiliser à la non-utilisation du plastique jetable ?
Comment optimiser les ramassages des déchets et rendre leur collecte plus intelligente ?
Comment augmenter l’usage des flottes de véhicules partagées ?
Comment optimiser les trajets pour réduire la pollution ?
Comment rendre compte de l’empreinte écologique des bâtiments publics ?
Comment optimiser la consommation de fournitures et de consommables des organisations ?
Comment améliorer l’agrégation de données produites par les services de la Région, du Département, de la CUB et des services de l’Etat ?
Les participants ont réussi à faire émerger 4 scénarios d'usages intéressants qui feront l'objet de nouvelles réflexions lors du prochain atelier :
Retrouvez ci-dessous les slides de la journée.
Pour se joindre à la prochaine et dernière session de cet Infolab (le 05 mars 2014), veuillez contacter Thierry Marcou !

Intervention au congrès de la société française d'informatique – Poitiers – Février 2014
La question des données en entreprises n’est pas un sujet neuf… Depuis l’informatisation des entreprises, le développement des intranet, des ERP, du knowledge management, etc., la question de la production / de la circulation / du partage / de la protection des informations dans les organisations se pose. Mais ce qui change aujourd’hui et revisite ces anciens sujets, c’est :
- d’une part l’afflux exponentiel des données et l’exploitation automatique de celles-ci par les machines ;
- d’autre part le périmètre d’actions des entreprises ou, pour le dire autrement, l’écosystème d’interdépendance dans lequel elles évoluent et qui s’est considérablement étendu ;
- Et enfin le caractère « co-produit » inhérent aux données, mais aussi au système intelligent, aux traitements algorithmiques qui agrègent des données de provenance variée.
Les analystes s’accordent pour considérer les données comme un nouvel actif économique (en 2013, le Boston Consulting Group en estimait le potentiel économique à 8% du PIB européen d’ici 2020). Mais il est encore peu fait cas des incidences sociales possibles, que la gestion des données dans les organisations va faire naître.
La manière dont demain nous allons gérer, agréger, analyser, partager, ouvrir ou au contraire fermer, protéger les données, va avoir des conséquences sur tout un écosystème d’acteurs internes/externes aux organisations : les décideurs, les cadres, les employés, les partenaires, les co/sous-traitants, les prestataires, consultants, les clients, les contributeurs, les usagers : soit autant d’individus qui participent à la chaine de valeur.
A quoi ressemble l’entreprise du 21e siècle ?

> Qu’elle soit très grande ou très petite, l’entreprise du 21e siècle est une organisation connectée (98% des entreprises).
Même les très petites structures sont connectées, et agrègent des contenus dématérialisés : des mails, des listings de clients, des stocks. Les professions manuelles, ou centrées sur la relation humaine ont des pratiques de plus en plus interfacées par des écrans : les infirmiers, les boulangers, les transporteurs routiers, les aides aux personnes âgées, ... Or tout device informatique génère de la donnée, des traces d’usages, qui peuvent être récupérées, et qui alimentent – plus ou moins explicitement – des formes de reporting : analyse de la pratique, de la performance, du bien-être, etc.
> Avec des individus majoritairement connectés
L’entreprise du 21e siècle est composée d’individus connectés. C’est le fruit de la montée de l’équipement personnel. Le taux d’équipement varie en fonction du poste (avec de fortes inégalités), mais les pratiques de BYOD, ou de BYON se multiplient et obligent les entreprises à composer avec une pluralité d’équipements. (60 % des sociétés autorisent déjà une stratégie BYOD selon Forrester). Les solutions de cloud personnel sont en train d’arriver sur le marché. Tout cela présage des tensions à venir sur la sécurisation des données, mais aussi sur leur confidentialité, leur propriété, le partage de la valeur qu’elle engendre...
> Elle est aussi étendue, virtuelle
L’entreprise qu'elle soit là encore très grande ou très petite, est insérée dans un écosystème dense de partenaires, co-traitants, experts, conseillers. L’entreprise étendue – ou virtuelle – est celle capable de puiser dans des ressources extérieures le moment venu, pour faire face aux besoins d’agilité, de réactivité, d’adaptabilité des marchés. Or au sein de cet écosystème, les données se multiplient, s’échangent.
> Elle se compose de chaînes de production toujours plus automatisées
Les chaînes de production sont de plus en plus automatisées, et monitorées par des capteurs, de façon à ce que les machines elles-mêmes puissent vérifier en temps réel les fonctionnements, contrôler le bon déroulement de la production, constamment optimiser les process.
L’informatisation s’est depuis étendue à toutes les fonctions de l'entreprise et organise l’intégralité des processus. L’effet d’outillage multiplie la production de données mais surtout il tend à considérer comme des “données” à enregistrer et analyser toutes sortes de faits, de phénomènes et d’actions qui ne semblaient jusqu’ici pas le mériter, ou que l’on ne savait tout simplement pas voir.
Dans un premier temps la profusion des données est abordée sous l’angle technique : on cherche surtout à établir les réseaux, à récupérer, stocker, analyser, diffuser, archiver. Et cela provoque des problématiques techniques denses : comment analyser de grosses quantités de données ? Doit-on faire circuler ces mastodontes ou développer des softwares venant puiser les données là où elles sont ? Est-il opportun de chercher à les stocker et les archiver quand leur cylce de vie est de deux ans à peine… ?

Mais de véritables champs d’usages thématique, tout à fait stratégiques pour l’activité de l’entreprise, se développent aussi. En voici 4 d’entre eux, qui adressent des questions tout à fait politiques à l’entreprise.
> Augmenter la productivité par la mise en place de systèmes intelligents se passant de l’intervention humaine
Toute l'activité devient mesurable au travers d'indicateurs de performance, et sujette à optimisation. Les machines, capables de gérer des systèmes de plus en plus complexes, d’apprendre de leurs erreurs, et de traiter de très grandes quantités de données, supplantent petit à petit l’humain dans la gestion des tâches cognitives (c’est l’âge de la substitution homme-machine, décrite par Brynjolfsson et MacAfee dans leur ouvrage Le Deuxième âge des machines). Parmi les multiples conséquences de cette évolution :
- La suppression continue d’un certain nombre d’emploi : ce qui questionne la manière dont la valeur produite par les machines sera partagée entre les individus, pas toujours « insérables » dans l’emploi, mais participant en partie à la création de valeur par les données;
- La multiplication des effets d’informatique « boîte noire » dont ceux observés dans le champ de la finance (High frequency trading) ne sont pas très rassurants…
Qui aura la main sur les systèmes intelligents ? Une DSI renforcée, ou une plus large communauté ? Quelle capacité d’interrogation des machines et d’intervention sur celles-ci aurons-nous ?
> Générer des tableaux de bord internes, des analyses prévisionnelles, piloter l’activité au quotidien
Ce qui était avant réservé à la business intelligence se complexifie par les effets de big data mais surtout il s’étend – potentiellement - à chaque service, à chaque direction. Tout employé peut être à même de piloter son activité, par les données qu’il génère au quotidien, voire de développer des analyses prévisionnelles. Il doit pour cela avoir accès aux données, disposer des compétences nécessaires à leur traitement et disposer d’outils adéquats.
La profusion de données et la possibilité de faire émerger des données prédictives peut conduire soit à une concentration accrue du pouvoir dans l’entreprise (les DSI, les décideurs) soit au contraire contraindre à l’élargissement de l’analyse de l’activité et des prises de décisions. Faut-il outiller les services d’outils de gestion de données de manière beaucoup plus volontaire ? Faut-il faire monter en compétences les employés sur l’exploitation des données ? Et quelles sont ces compétences ? Faut-il mettre à disposition des compétences internes pour aider les services : data officier mobile dans l’entreprise ?
> Améliorer la connaissances des cibles clients / usagers
Le propre des données est de faire éclater les frontières : entre les données brutes, leur contexte de production, leur trajectoire sinueux de traitement-retraitement, enrichissement-croisement, il devient vite difficile de savoir « quoi » appartient « à qui ». Une partie des données gérées par les organisations sont les données produites ou co-produites par les partenaires / cotraitants / clients / usagers / contributeurs.
Est-ce que les données co-produites doivent l’être de manière beaucoup plus explicite et assumée ? Comme le suggèrent les analystes Crawford et Schultz , est-ce que les services qui utilisent des Big Data doivent informer les gens des sources de données qu’ils récoltent, des formes de prédictions qu’ils font ? Est-ce qu’une information doit être fournie aux usagers quand leurs données ont été traités par un algorithme qui explique les données considérées et la méthodologie employée… ?
C’est là un champ entier de transformation de la relation aux partenaires-co-traitants d’un côté, aux clients-usagers-contributeurs de l’autre.
> Alimenter les ressources humaines
De plus en plus, et particulièrement dans les entreprises qui ont développé des intranets, des réseaux sociaux d’entreprises, les données deviennent aussi du matériau alimentant les ressources humaines. Les applications de « reporting social » commencent à arriver sur le marché, fournissant à la GRH des données nouvelles sur les risques psycho-sociaux encourus, ou sur les possibles fuites de talent (les RH prédictives, façon People Analytics de Google). Des données nouvelles – aujourd’hui non discutées par les parties prenantes - rentrent en ligne de compte dans l’évaluation de la performance ou du bien-être des individus au travail. Cela amènera-t-il à revoir en conséquence les formes de dialogue social dans l’entreprise ?
Si à ce stade, les questions sont plus nombreuses que les réponses, certaines expéditions ou campagnes que nous menons à la FING relatives aux données (Infolab, Mes Infos) tentent d’explorer des pistes d’actions.
> L’Infolab, ou comment développer une culture des données et des raisonnements algorithmiques au sein des organisations
La campagne Infolab, lancée depuis un an, questionne les formes de médiations à développer sur les territoires pour qu’un plus grand nombre d’acteurs (privés, publics, associatifs, particuliers) soient en capacité d’exploiter des données pour leur projet.
Pour cela il s’est agi de questionner les compétences nécessaires à l’exploitation des données. Quelles sont les compétences mises en œuvre ? statistiques, juridiques, informatiques, de culture numérique… Peut-on former à la logique algorithmique ? Comment s’y prendre pour faire acquérir les briques de base manquantes aux individus ? Doit-on passer par la formation continue, l’apprentissage par le faire, le elearning ?

C’est un axe de réflexion que nous continuerons à explorer durant l’année 2014.
> L’infolab ou la mise en place de cellule de médiation, et d’accompagnement des projets « data » dans les organisations
Les médiations aux données peuvent être multiples : techniques (outils), documentaires (méthodologies, retour d’expériences, partage de pratiques), humaines (accompagnement, formation…). Les entreprises devront peut-être, demain, générer en leur sein, des services d’aide, d’accompagnement voire d’incubation de projet datas : associer les compétences d’un expert data aux compétences d’un expert métier pour tirer parti des données au quotidien.

> MesInfos, ou réinventer la relation clients à partir du partage des données
L’expérimentation MesInfos, lancée en octobre 2013, consiste à redonner aux clients-usagers les données que les entreprises possèdent sur eux. A travers une plateforme test, 300 panelistes, et des entreprises partenaires (grande distribution, secteur bancaire, assurance, opérateur télécom), des usages, des services font être expérimentés, afin d’explorer la valeur, à la fois économique et sociale, du partage des données personnelles : quels impacts sur la confiance, la relation client, le développement de services, la connaissance de soi, de nouveaux pouvoirs d’agir des clients-contributeurs, etc.

> Les données : un nouvel objet du dialogue social dans les entreprises ?
S’il ne fait pas de doutes que la manipulation de données va devenir une compétence différenciante pour les employés, il ne fait pas de doute non plus que l’exploitation des données va générer des besoins de renouveau du dialogue au sein des organisations. Parce que l’accumulation de données et d’informations ne livrera pas un sens plus objectif de la réalité, parce que le point de vue de chaque expert « métiers » se révèlera indispensable pour naviguer dans l’infobésité, et parce que les données et les traces d’usage ne traduiront jamais complètement la réalité des pratiques de travail (la pertinence, l’efficience, la créativité, les capacités d’innovation), de formes nouvelles de débat, de dialogue social devront voir le jour, mettant les données en débat. Ce que nous essayerons d’approfondir dans le cadre de la campagne Digiwork.

Les données deviendront-elles un nouvel « objet social » dans l’entreprise ? Dans tous les cas, quel que soit leur devenir, la question de la médiation scientifique et du développement d’une culture des données sera centrale pour les organisations.
(Le bidendum "travail", cc Yoan Ollivier, Plausible-Possible)
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