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 Deux modes de représentation de la connaissance : logique ou sémantique

Annexe au chapitre cognition de prospectic-2008

 

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Vers la fin des années 1970 deux façons différentes de représenter la connaissance se sont développées. La première méthode utilise la logique, c’est-à-dire un langage artificiel déjà parfaitement défini, reliant des formules à ce qu’elles décrivent et qui permet souvent de mécaniser des procédures de démonstration. Cette approche s’est surtout intéressée aux propriétés mathématiques des formalismes. Un exemple de programmation logique consiste à dire : "si mon nez coule et que j’ai mal à la gorge, ALORS j’ai probablement un rhume".

L’autre méthode est la forme [1] : pour des chercheurs issus de la psychologie et de la linguistique, les connaissances se présentent plutôt comme une collection d’entités hiérarchisées dont les propriétés sont définies à l’aide d’un ensemble d’attributs. Il s’agit donc plutôt de proposer des représentations structurées de la connaissance. & sont à la base des . Outre la hiérarchie catégorielle commune aux approches sémantiques  (« le Canari est un oiseau » ; « l’oiseau est un animal »…), ils ont proposé  un principe d’ : un canari est jaune, donc la propriété « jaune » est stockée avec le concept de canari. Mais des propriétés plus générales comme « a un bec » ou « a des ailes » sont stockées uniquement avec  le concept « oiseau ».
Pour entrer ce genre de concepts dans un programme, de nombreuses formes ont été proposées. Réseaux sémantiques comme nous l’avons vu, mais également : [2], [3], [4] et plus récemment langage [5].

La multiplication des propositions de représentation des connaissances a donné naissance à ce qui a été appelé une « jungle des formalismes » qui risquait de faire éclater l’intelligence artificielle. a repris le problème à la base en posant les fondements de la notion de connaissance. Il considère un empilement de niveaux. En particulier il place la connaissance entre :

  • Une « strate symbolique » inférieure programmable informatiquement et qui travaille sur des chaînes de caractères
  • Un comportement conscient  qui permet à un (donc un sujet doté de buts) de faire des interprétations
Il existe une tension entre ses deux approches – logique et sémantique - mais Alan Newell considère qu’il faut favoriser et promouvoir la complémentarité entre ces deux approches.

Notes

[1]  Sémantique : ordonner les significations d’un mot
[2]  a développé le concept de et du langage (Frame Representation Language). Il  propose de représenter un ensemble de connaissances autour d’un sujet donné.
[3]  a développé l’approche par scénarios (script). Il propose de représenter un ensemble de connaissances autour d’une situation donnée (déclenchement, actions, résultats, exceptions).
[4]  John Sowa a développé le formalisme des graphes conceptuels. Il propose un langage universel de représentation des connaissances pour tout système intelligent
[5]  Le RDF (Resource Description Framework) a été développé par le W3C. Il s’agit d’un modèle de graphe permettant de décrire de façon formelle les ressources Web et leurs métadonnées, de façon à permettre le traitement automatique de telles descriptions (définition Wikipédia).

Le livre Prospectic, nouvelles technologies, nouvelles pensées (FYP éditions 2008)


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