Numérique tous risquesCahier d'exploration · Fing

Numérique(s)

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Quelles redéfinitions ? Quelles perspectives ?

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Comment distinguer les numériques qui nous fragilisent, et ceux qui facilitent notre appréhension d'un monde incertain ? De quel numérique parle-t-on quand on veut faire face aux crises ? Comment exploiter au mieux les potentialités des outils sans se rendre trop vulnérable ?

Penser les outils et les usages : pour qui et pour quoi ?

Parfois l'outil est fait pour mettre l'usager en capacité, et parfois il est fait pour calculer à la place de l'usager. Dans ce deuxième cas l'objectif n'est pas de faire monter en compétence les usagers, mais plutôt d'optimiser leur tâche grâce à l'aide d'un outil performant et autonome. Voir le jeu de Jacques-François Marchandise et Renaud Francou. Il est donc indispensable de savoir pour quoi un outil est fait, à quoi il sert, et à qui il sert.

Il faut investir dans des systèmes d’information robustes, conviviaux, qui sont centrés sur les usagers, et pensés avec le terrain.
Benoît Thieulin, Débat Acteurs publics, « Le bond numérique effectué dans les administrations publiques survivra-t-il à la crise covid ? »

Nouvelles définitions de l'espace et du temps

Sobriété numérique et frugalité

Maxime Efoui-Heiss
« L'enjeu est ainsi de passer de l'expérience de la sobriété "contrainte et forcée", imposée par la pandémie, à une sobriété "choisie et heureuse", contribuant à la décrue des émissions de gaz à effet de serre. » Tribune de Patrice Geoffron (économiste) et Benoît Thirion (consultant)

Low-tech, proximité et réseaux

Le rôle de facilitation des acteurs publics.

Voir Connecteur Recherche

Numérique = normalisation. Incertitude = incapacité de normaliser.

Dépendance : alternatives non-numériques, réversibilité

La dépendance au numérique devient une vulnérabilité quand il n'est plus fonctionnel dans un moment de crise, et participe même d'un phénomène d'effets en cascade.

Exemple des magasins U qui dans la crise covid, ont vu leur système d'information planter dans tout l'Ouest français. Une étude montre que si la crise sanitaire a été bien gérée et n'a pas trop causé d'impact négatif sur les salariés et le bon déroulement des activités, la panne numérique a elle été une véritable catastrophe pour l'entreprise.

Comment faire pour que le mode dégradé du numérique soit déjà configuré dans les outils et les usages ? Qu'un seul outil puisse être utilisé en "mode confort" si on peut, et en "mode dégradé" dans les crises ?

Comprendre les potentialités transformatrices du numérique

« La réappropriation par les individus des capacités d’action (empowerment) dans la crise via des outils numériques est donc un point crucial qu’il faut évaluer, en allant au-delà d’un simple bilan qui consisterait à opposer les avantages et les inconvénients de tels outils. Les médias sociaux illustrent un processus plus complexe, qui prend à revers les politiques de gestion globale des risques menées jusqu’à présent. » Johnny Douvinet, Béatrice Gisclard, Gilles Martin
« L’interaction, la détection des signaux faibles et la souplesse organisationnelle ne sont pas susceptibles d’être automatisées (IFRASEC, 2015) et c’est l’occasion d’inviter virtuellement les citoyens dans les salles de crise, le rendant, de façon enfin concrète et utile, acteur de sa propre sécurité civile. » ibid

Penser le numérique en terme de compétences : quelles compétences l'outil permet de déployer ? Quelle échelle de compétences pour fiabiliser l'efficacité d'une chaîne d'acteurs ?

Voir la cartographie Miro sur les compétences dans la crise // les compétences numériques

Mutualisation et Open Data

Sur l'Open Data et la gestion des risques, voir l'article de Pierre Chrzanowski "Open Data, risques et crises" dans la Lettre d'Information sur les Risques et les Crises n°59.

« Traditionnellement, l'information est en effet considérée comme un actif stratégique qui, du point de vue de l'organisation, doit être collectée, protégée, et diffusée à des acteurs identifiées. C'est dans cette vision "attaque défense" que se développent notamment les disciplines de la cybersécurité ou de l'intelligence économique et stratégique. L'application des principes de l'open data permet d'aborder le rôle de l'information dans la gestion de risque d'un autre point de vue, celui de la collaboration et de la mutualisation des ressources et des moyens. » Pierre Chrzanowski

Notes

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