Pièce chorégraphique dont la particularité est l'interaction de l'univers sonore et vidéo en temps réel avec le travail chorégraphique. Cette création est une interrogation sur la perception et la fonction communicante de la peau. « Peau mémoire » crée sa partition musicale, son environnement sonore par l'utilisation de capteurs et de microphones. Il n'y a aucune musique fixe ni enregistrée. Et le plateau de danse devient l'instrument sonore du danseur.
Contact : Cap Danse / Cie Grégoire & Co, Sylvie LE QUERE,
sylvie.le-quere@wanadoo.fr
Site Web : www.sylvielequere.com
L'idée
Nous travaillons sur une pièce chorégraphique dont la particularité est le déclenchement de l'univers sonore en temps réel ainsi que l'utilisation de l'image vidéo (les deux principes étant retraités par le logiciel « Isadora ».
Notre prochaine création est une interrogation sur la perception et la fonction communicante de la peau. « Peau mémoire » est une pièce chorégraphique qui crée, durant sa représentation, sa propre partition musicale, son propre environnement sonore par l'utilisation de capteurs et de microphones.
L'emploi de ces systèmes sonores en temps réel vient de l'envie de se dégager de l'enregistrement figé de la musique lors du spectacle vivant. En effet, cette diffusion répétée (toujours la même musique au même moment) tend à fixer la création définitivement à la fois pour le chorégraphe et pour les danseurs et à les installer dans un certain confort. Nous avons voulu rompre avec ce présupposé.
Il n'y a donc aucune musique fixe ni enregistrée. Et le plateau de danse devient l'instrument sonore du danseur. Notre dispositif relie les danseurs à des sons, qu'ils vont eux-mêmes agencer par leurs mouvements.
Les systèmes de captation :
Capteurs tapis : Le plateau est équipé au sol de capteurs (comme des bouts de peau sensitive) qui déclenchent des sons au passage des danseurs. Ces éléments sonores proviennent d'échantillonneurs qui fonctionnent comme des banques mémorielles donnant à entendre un passé musical ou bruitiste. Ils ont été réalisés pendant la création du spectacle et constituent donc son passé immédiat.
Capteur lumière : Les danseurs utilisent également des détecteurs d'intensité lumineuse qui déclenchent des sons en fonction des variations de lumières créées par les déplacements, les ombres ou la couleur des danseurs.
Télémètre : Le télémètre, mesure les distances qui le séparent des danseurs. Le principe est basé sur les ultrasons (système identique au chauve souris). Il envoie une information et calcule le temps de réflexion qui lui donne la distance.
Caméra Vidéo : Grâce à une grille d'analyse, elle détecte les mouvements et les déplacements des danseurs. Ces quatre types de capteurs sont renforcés par des microphones qui sonorisent le plateau et les danseurs. À la recherche des frottements, des frôlements, des chocs, ils sont l'amplification sonore de l'humain, de son contact avec l'autre et l'extérieur. Tous ces sons sont ensuite retraités en temps réel par des effets. Tous ces capteurs envoient des informations analogiques converties ensuite en signaux digitaux et sont traités par le logiciel « Isadora ». Ce logiciel permet de maîtriser le flux d'informations (sous forme de signaux MIDI).
haut de page - page d'impression
La Fing est une association, loi 1901, qui vit grâce au soutien des ses adhérents et de ses "grands partenaires"

Contact : infos@fing.org / 70 rue Amelot, 75011 Paris. Tél. 01 43 38 62 62